Les résidences visées par la menace de grève illimitée sont celles de Laval, Granby, Saint-Laurent, Saint-Hilaire, Boucherville et Pointe-aux-Trembles.

Résidences Soleil: retour d’une menace de grève illimitée à Granby

Une menace de grève de 250 travailleurs plane de nouveau sur six Résidences Soleil à compter de la mi-juillet.

Les résidences visées sont celles de Laval, Granby, Saint-Laurent, Saint-Hilaire, Boucherville et Pointe-aux-Trembles.

Une entente de principe quant au renouvellement de la convention collective était pourtant intervenue dans deux de ces résidences privées pour aînés, à Boucherville et Pointe-aux-Trembles, au début du mois, mais elle a ensuite été rejetée par les travailleurs.

C’est donc un retour à la table de négociation pour le Groupe Savoie et le Syndicat des Teamsters, affilié à la FTQ, dans ces deux résidences. Et ce sont donc de nouveau six résidences pour personnes âgées qui pourraient être touchées par une grève générale illimitée des 250 travailleurs, à la mi-juillet ou à la fin de juillet, si aucune entente n’intervient entre les parties d’ici là.

Les travailleurs visés sont des préposés aux bénéficiaires, surtout, mais aussi des employés aux cuisines et à l’entretien ménager.

Ces travailleurs, membres de la section locale 106 du Syndicat des Teamsters, veulent réduire l’écart salarial qui les sépare des préposés aux bénéficiaires du secteur public. Cet écart est de 6 $ l’heure ; ils voudraient le réduire à 3 $ l’heure, a expliqué Stéphane Lacroix, directeur des communications et des affaires publiques au syndicat. Ils touchent un salaire « à peine plus élevé que le salaire minimum, malheureusement, et nous, on veut aller chercher beaucoup plus », a expliqué M. Lacroix. Les salaires varient entre 14 $ et 15 $ l’heure.

« Ça pourrait être les six en même temps (en grève). Bien entendu, on laisse les travailleurs libres de leur choix. S’il y a des groupes de travailleurs qui décident de ratifier les propositions patronales, ça sera ainsi, on va se plier à ça, la démocratie va parler. Mais s’il y a plusieurs unités d’accréditation qui décident de refuser les offres patronales, bien à ce moment-là, on va coordonner les grèves pour tout le monde ».

S’il devait y avoir débrayage, les services essentiels seraient assurés. Les parties doivent alors s’entendre sur une liste de services essentiels à maintenir et le Tribunal administratif du travail doit entériner le tout.