«Je trouve ça très triste ce qui s'est passé, et surtout, je suis très contente que ma résidence soit équipée de gicleurs, indique Manon Choinière, propriétaire de la Résidence St-Antoine à Granby. Pour moi, ce n'était pas négociable. On ne peut pas jouer avec la vie des gens.»

Résidences pour personnes âgées : des propriétaires ébranlés

Un incendie en pleine nuit, une des plus froides de l'année de surcroît, il s'agit là d'un des pires cauchemars pour les propriétaires de résidences pour personnes âgées. C'est pourquoi les propriétaires de résidences de la région ont été ébranlés par les événements tragiques de L'Isle-Verte. Mais tous, ils assurent faire tout en leur possible pour éviter de tel drame.
Pour Manon Choinière, propriétaire de la Résidence St-Antoine à Granby depuis environ deux ans, la sécurité passait sans équivoque par l'installation de gicleurs.
«Je trouve ça très triste ce qui s'est passé, et surtout, je suis très contente que ma résidence soit équipée de gicleurs, dit-elle. Pour moi, ce n'était pas négociable. On ne peut pas jouer avec la vie des gens. Il y a des études qui montrent que dans les résidences où il y a des gicleurs, il n'y a habituellement pas de décès, et, pour le moment, c'est encore ce qu'on entend avec ce qui s'est passé hier. Dans la section giclée, les gens auraient réussi à s'en sortir.»
D'ailleurs, en réaction aux événements de L'Isle-Verte, le président du Regroupement québécois des résidences privées pour aînés (RQRA), Yves Desjardins, a souligné hier, qu'à son avis, les normes de sécurité incendie imposées par le gouvernement ne sont pas assez sévères. «On demande au gouvernement depuis longtemps que les systèmes de gicleurs automatiques soient obligatoires partout. Ce ne l'est toujours pas. Il faut changer la législation», a fait savoir M. Desjardins à La Presse.
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