Récemment vendue, la résidence de la rue Robitaille où logeaient jusqu’en juin des frères du Sacré-Coeur fait l’objet d’un avis de démolition.

Résidence des Frères du Sacré-Cœur: un permis de démolition demandé

Un nouveau projet pourrait voir le jour rue Robitaille, à Granby. La dernière résidence de la communauté religieuse des Frères du Sacré-Cœur, qui y avait pignon sur rue, a récemment été vendue. Les nouveaux propriétaires ont déposé une demande à la Ville pour obtenir un permis de démolition.

Un avis en ce sens a récemment été apposé en façade de l’immeuble où logeaient encore jusqu’en juin dernier des membres de la communauté religieuse. Le comité de démolition de la Ville se réunira lundi prochain, à 17 h 45, à l’hôtel de ville, pour statuer sur cette demande.

Pour l’heure, difficile toutefois de savoir ce que les nouveaux propriétaires ont l’intention de faire de ce site de plus de 47 000 pieds carrés. C’est une compagnie à numéro, présidée par Daniel Désautels de Lac-Brome, qui s’est portée acquéreuse de la propriété. Selon le registre des entreprises du Québec, l’entreprise œuvre à la « promotion et la construction de maisons individuelles ».

Le zonage actuel du secteur permet la construction de résidences unifamiliales isolées et l’implantation de centres de la petite enfance. Aucune demande de changement de zonage n’a pour le moment été déposée à la Ville.

Le terrain, voisin du futur quartier des Coteaux, propriété de Développement Terres Miner, pourrait-il accueillir un projet intégré d’une poignée de résidences ? Le zonage permet la construction d’une à six résidences sur ce terrain ou d’un CPE, selon l’urbaniste à la Ville, Yani Authier.

Décision « administrative »
À une époque, les Frères du Sacré-Cœur occupaient deux résidences de la rue Robitaille. L’une d’elles a été vendue il y a déjà plus d’une décennie. La Petite école du Mont y a établi ses pénates. La Clinique 0-17, spécialisée dans les soins pédiatriques, loge aussi à cette adresse depuis deux ans.

La vente récente de la deuxième résidence, située au 15 rue Robitaille, relève d’une décision purement « administrative », a fait valoir Donald Bouchard, premier conseiller permanent de la Corporation Maurice-Ratté, propriétaire de l’immeuble.

« Dans la communauté, plus ça va, plus on doit se regrouper. [...] C’est la troisième maison qu’on ferme dans les dernières années. On doit réduire nos frais fixes. C’est une façon de faire. Quand on a trop d’espace pour le nombre de personnes qu’on a, on essaie de réduire, tout simplement », a-t-il expliqué.

Alors que l’évaluation municipale a fixé la valeur de la propriété à 514 000 $, les acheteurs ont déboursé 200 000 $ pour l’acquérir. M. Bouchard préfère toutefois ne pas commenter dans les détails cet aspect de la transaction.

« Quand on fait une vente comme ça, l’acheteur peut faire une inspection. Il y a peut-être des choses qui ont fait que le prix a baissé », fait-il valoir.

Les nouveaux propriétaires n’ont pu être joints.