Il n’y aura pas de maison d’hébergement pères-enfants sur la rue Deragon à Granby.

Report du projet de maison d'hébergement pères-enfants rue Deragon

Les résidents de la rue Déragon à Granby peuvent crier victoire. Ressource pour hommes de la Haute-Yamaska (RHHY) suspend le projet d’une maison d’hébergement pères-enfants et recherche un nouvel emplacement.

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L’objectif par ce report consiste à trouver un endroit correspondant aux exigences du projet tout en étant perçu comme un actif pour les habitants du secteur. L’aspect de la transparence vient aussi jouer dans la décision. Les membres du conseil d’administration veulent être en mesure de bien informer la population sur la situation.

« L’acceptation citoyenne est très importante pour l’organisation », assure Stéphane Prévost, directeur général de RHHY.

Rappelons que le projet ne faisait pas l’unanimité pour les résidents de la rue Déragon. Ces derniers souhaitaient éviter que plusieurs services sociaux soient tous concentrés dans ce secteur. S’ils reconnaissent qu’un besoin existe pour cela, ils ne souhaitent pas pour autant qu’une ressource s’établisse dans leur secteur.

La communication a fait défaut dans le dossier. Au début des procédures, un tract distribué dans le quartier mentionnait que la maison hébergerait des hommes avec des antécédents violents ou avec des problèmes de comportement.

Toutefois, le projet est tout autre puisqu’il offrirait aux hommes un soutien psychologique tout en valorisant leur sentiment de paternité. Cet établissement permettrait aux pères de surmonter diverses épreuves, telles une séparation ou une perte d’emploi, tout en leur permettant de continuer à avoir la garde de leurs enfants.

Ce manque de communication sera quelque chose à éviter selon l’organisme. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’organisation va prendre le temps d’expliquer en détail le projet aux résidents du nouveau secteur visé afin d’éviter la même situation.

Nouveau secteur

Une maison pères-enfants tentera ainsi de s’établir dans un quartier où les gens seront ouverts à les accueillir. La recherche d’une nouvelle résidence se mettra en branle dans les prochains jours.

« Nous demeurons résolument convaincus de la pertinence du projet qui rallie l’appui indéfectible de nombreux intervenants du milieu communautaire, de l’éducation et de la santé ici dans la région et à travers l’ensemble du Québec », peut-on lire dans le communiqué publié ce mardi.

Les critères de sélection du bâtiment seront analysés à nouveau par l’organisme. Selon le responsable du projet, il faut que l’établissement soit aménagé dans un environnement familial et qu’un secteur résidentiel est à prescrire.

Toutefois, le critère le plus important demeure toujours de 12 à 18 mois d’attente avant la conclusion de la vente. « Ça prend absolument une personne prête à attendre le 12 à 18 mois avant d’aller chez le notaire, c’est ce qui est le plus compliqué à répondre » souligne M. Prévost.

Comme l’organisme est de nouveau à la recherche d’une maison pères-enfants, il interpelle la population pour savoir si certaines personnes seraient intéressées. « Si des gens ont des suggestions ou si des bienfaiteurs sont sensibles à la cause, nous sommes ouverts à toutes les idées », mentionne M. Prévost.

L’établissement ne cessera pas ses recherches avant d’avoir trouvé une solution dans le but d’améliorer les relations pères-enfants.