Le projet du CIUSSS permettra de bonifier le soutien à domicile auprès d’aînés en perte d’autonomie.

Répit pour les proches aidants: le CIUSSS injecte jusqu’à 5 M$ en Haute-Yamaska

Les cris du cœur de proches aidants au bout du rouleau font écho dans la région. Le CIUSSS de l’Estrie accroît son offre de services de répit pour cette clientèle en Haute-­Yamaska, ce qui permettra à près de 200 personnes d’avoir une bouffée d’oxygène.

Le ressac du vieillissement de la population se fait sentir dans le réseau local de services (RLS) de la Haute-Yamaska, engendrant une croissance marquée des besoins de soins à domicile. La pression sur les aidants naturels suit la même tangente. Or, une cinquantaine d’entre eux sont en attente de répit dans l’ensemble du territoire. Le CIUSSS de l’Estrie a donc décidé de corriger le tir. 

« On cherche un partenaire qui souhaite développer une offre de services de répit pour les aidants. On veut maintenir notre service à domicile le plus longtemps possible pour éviter le recours à l’hébergement ou l’hospitalisation, a indiqué en entrevue Maryse Trudeau, directrice adjointe au programme soutien à l’autonomie des personnes âgées (SAPA) au CIUSSS. [...] Et pour avoir parlé avec nos intervenants sur le terrain, on sait que le besoin est criant pour bien des familles. »

Un appel d’offres a été lancé le 10 septembre. Les candidats doivent soumettre leur dossier au plus tard le 15 octobre, à 14 h. La valeur du contrat, prévu pour une période de trois ans, varie entre 731 400 $ à un peu plus de 5 millions $. En ce moment, le CIUSSS offre des services de dépit à une quarantaine de personnes dans le RLS de la Haute-Yamaska. À terme, près de 200 usagers pourront en bénéficier annuellement. 

Une séance d’information doit avoir lieu le 23 septembre au centre hospitalier de Granby, entre 14 h et 15 h, dans la salle Shefford. Les participants doivent au préalable confirmer leur présence auprès de Maryse S. Lemay au 819-346-1110, poste 21242. 

Maryse Trudeau, directrice adjointe au programme SAPA du CIUSSS de l’Estrie.

Trois répits différents

Si tout se passe comme prévu, trois types de répit seront offerts dès novembre. Le premier volet consiste en des blocs de quatre heures à domicile, selon les besoins des proches aidants. Environ 65 personnes pourront recourir à ce service, « à raison d’une à deux fois par semaine », et ce, 24 h sur 24. « D’autres modalités pourraient être proposées selon les besoins d’évaluation de l’usager », mentionne le CIUSSS dans son avis. Le ratio minimum préconisé est d’un intervenant pour une personne aidée.

La seconde option est une période de répit de 24 à 72 heures. Une cinquantaine d’usagers pourront choisir ce service. Du personnel pourra alors se déplacer à la maison. Il est également possible que la clientèle en perte d’autonomie soit amenée dans une installation externe spécialisée. À ce chapitre, les organisations qui soumettront leur candidature seront évaluées, entre autres, selon la superficie et la fonctionnalité des locaux. Idem en ce qui concerne « l’encadrement, la formation et la supervision du personnel », puis la « gestion des particularités alimentaires et collations en fonction des usagers ». 

Le répit de groupe vient boucler la boucle. Les aidants peuvent ainsi vaquer à leurs occupations pendant que « l’aidé » participe à des activités, notamment sous forme de jeux et d’exercices adaptés. Le CIUSSS prévoit « approximativement 250 rencontres pour 45 usagers ». Les groupes seront composés de neuf personnes, qui seront chapeautées par un minimum de trois intervenants. « Ces trois formes de répit doivent être fournies sur 50 semaines par année. » De plus, le CIUSSS exige que le prestataire de services réponde à toutes les demandes de répit en dedans de deux à trois semaines.