Environ 70 personnes ont participé à une soirée de consultation mercredi afin de repenser l’avenir du marché public de Granby.

Repenser le marché public de Granby

Un groupe de 70 clients et producteurs agroalimentaires se sont permis de rêver mercredi et d’imaginer le marché public de Granby de demain.

Il y avait tout un bouillonnement de propositions à la Ferme Héritage Miner afin de faire évoluer, dans les prochaines années, les marchés publics estivaux et hivernaux. La tempête d’idées était organisée par l’organisme à but non lucratif qui gère le marché public et prenait place dans un vaste processus de planification stratégique.

Un jeu d’échecs géant, des performances d’artistes en direct, un service de livraison pour les piétons et les cyclistes, des murs coulissants et une journée d’ouverture supplémentaire font partie des nombreuses idées qui sont ressorties lors de cette séance de remue-méninges.

La firme Gauthier Communication Marketing était sur place et colligera toutes les propositions que les participants auront inscrites aux tables.

Quatre grands thèmes ont fait l’objet de discussions durant trois rondes de 20 minutes. Les idées les plus rassembleuses ont été inscrites sur de grands cartons et ont fait l’objet d’un choix final en conclusion de la soirée.

« Il n’y a pas de limite financière, il n’y a pas de limite de structure, aucune par rapport aux heures d’ouverture et à l’offre, a indiqué entre deux rondes Dominic Châtelain, président du conseil d’administration du marché public et producteur d’agneaux. C’est très vaste. Étant donné que la Ville nous avait dit que les lieux devenaient la Place du marché dans le réaménagement du centre-ville, on reste là. Mais étant donné qu’on rêve, est-ce qu’on veut embarquer dans le stationnement ? Est-ce qu’on veut embarquer sur le trottoir ? Tout est possible. »

Alimenter l’imagination
Avant d’inviter les participants à s’adonner au rêve, quelques places publiques et marchés publics de partout dans le monde ont été présentés afin d’alimenter leur imagination. C’est le cas du marché public de la Vallée de l’or, à Val-d’Or, avec son toit stylisé, du Viva Vancouver, où des lieux de rencontres éphémères sont créés, du Beacon Park et du Cadillac Square, à Détroit. Le premier est un espace vert et vivifiant dans une ville qui se relève de graves problèmes économiques et le deuxième propose des espaces fermés aux murs de verre pour le marché de Noël. Ils ont aussi eu un aperçu du parc Superkilen, à Copenhague, une place publique remplie d’aires de jeux, de loisirs, d’art et de pistes cyclables.

Les organisateurs ont expliqué que l’idée de présenter des projets novateurs comme ceux-ci est d’offrir un lieu d’échange et d’apprentissage, mais aussi une proximité avec les producteurs tout en valorisant le savoir-faire local et régional.

L’exercice semble avoir satisfait les participants, qu’ils soient des habitués ou non du marché public de Granby.

« On est de gros utilisateurs du marché public, chez nous. Je suis venu ici parce que ça m’intéresse beaucoup et j’aime les activités où on peut faire entendre notre voix pour le futur de la ville, indique Philippe Gauthier. Par contre, j’ai peur que ça sorte du centre-ville parce que c’est rassembleur et ça amène de la vie. »

De son côté, Pierre-Albert Morin fréquente peu le marché, mais a dit espérer y trouver un nouvel intérêt grâce à ce processus.

Dominic Châtelain s’est d’ailleurs dit heureux de l’intérêt manifesté par la population. « On s’était mis un objectif d’une quarantaine de personnes, alors on est content. Ce qui est le fun, c’est qu’il y a beaucoup de gens que je reconnais, que je vois le samedi. »

Le rapport de la firme Gauthier Communications Marketing est attendu en mars.