En Haute-Yamaska et dans Brome-Missisquoi, la rentrée scolaire se fait sous le signe de la décentralisation, de l'innovation et d'une hausse de la clientèle.

Rentrée scolaire: Val-des-Cerfs en plein virage

Pendant que 15 800 enfants et adolescents adoptent un horaire plus encadré en reprenant le chemin de l'école, mercredi, la commission scolaire du Val-des-Cerfs se prépare à modifier ses façons de faire.
« La réussite de l'élève, c'est du ressort de tout le monde, dit le directeur général de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Éric Racine. On fonctionne dans un tout. »
Comme demandé par Québec, elle presse le pas vers la décentralisation, soit donner davantage de responsabilités - et de budget - aux écoles afin que le centre administratif de rue Court soit « plus en soutien », indique le directeur général Éric Racine.
« On fonctionne déjà sur un modèle comme ça, mais on veut en faire plus », dit-il. Mais plus de responsabilités, comme des embauches, signifie que les établissements devront rendre des comptes, une tâche que Val-des-Cerfs essaie d'amoindrir. Cela se fera sous la forme d'outils informatiques supplémentaires et d'une simplification des tâches comptables, toujours dans l'optique de dégager du temps pédagogique.
« La réussite de l'élève, c'est du ressort de tout le monde, dit M. Racine. On fonctionne dans un tout. » Une redéfinition qui prendra la forme d'un « Plan d'engagement vers la réussite » en remplacement du Plan stratégique de la commission scolaire, et fera l'objet d'une large consultation.
Recherche et développement
Ce nouveau guide incitera aussi Val-des-Cerfs à faire un virage vers la « recherche et développement ». En clair, elle va analyser si les projets innovateurs mais isolés de certaines écoles peuvent être adoptés sur tout son territoire. 
Éric Racine donne en exemple les cours d'été offerts à l'école primaire du Premier-Envol, à Bedford, et la « classe active » de l'école de la Moisson-d'Or à Saint-Alphonse-de-Granby. Dans cette classe, les cours sont donnés sans bureau ou chaise traditionnelle afin de rendre l'enseignement « plus actif et kinesthésique ». Une idée qui a déjà fait des petits.
« On va soutenir ces projets et les aider à se développer, dit le dg de Val-des-Cerfs. Il se fait de belles choses chez nous ! »
Hausse d'élèves au secondaire
Côté développement, la commission scolaire doit aussi composer avec une hausse de 5 % du nombre d'élèves au secondaire (280 de plus que l'an passé). Un heureux problème dû à une courbe démographique ascendante pour cette tranche d'âge. « Plus on a d'élèves, plus on a de subventions et plus on peut donner de services, mentionne M. Racine. Ça montre qu'on a une population en santé et en croissance. »
Cet apport a nécessité l'ajout de 2,2 postes de direction et de direction-adjointe au secondaire, et, par ailleurs, de 0,7 poste similaire au primaire. D'autres embauches sont à prévoir afin de soutenir les élèves handicapés ou en difficultés d'adaptation ou d'apprentissage, une mesure annoncée au printemps par le ministre de l'Éducation.
À Val-des-Cerfs, cela se traduira par l'ajout de 23 postes d'enseignants, de techniciens en éducation spécialisée, d'orthopédagogues ou de professionnels, précise le dg. Certains ont déjà été créés et un décompte précis sera fourni d'ici deux semaines.