Le protocole d’entente entre la Ville de Granby et le Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB), prévoyant les subventions versées par la municipalité, est échu depuis deux ans.

Renouvellement de leur entente: la Ville et le CINLB poursuivent leurs discussions

Les discussions se poursuivent entre la Ville de Granby et le Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB) pour renouveler le protocole d’entente financière et administrative les liant. Celle-ci est échue depuis deux ans.

Les deux parties se sont entendues sur l’aspect financier de l’entente. Les discussions portent maintenant sur des éléments administratifs, dont le fonctionnement de l’organisme sans but lucratif.

« On a de bonnes discussions et on est confiants d’arriver à une entente », a indiqué le maire de Granby, Pascal Bonin. Il n’a pas voulu entrer dans les détails.

La dernière mouture de l’entente prévoyait une contribution annuelle de 230 000 $ de la Ville au budget du CINLB. Le montant incluait une subvention de base de 175 000 $ ainsi que des montants de 28 000 $ pour l’entretien des bâtiments, de 15 000 $ pour l’entretien des sentiers de ski de fond, de 10 000 $ pour l’éradication du nerprun bourdaine et de 2000 $ pour la tonte du gazon sur le site.

Le montant de la subvention à recevoir de la Ville devrait être similaire, a laissé entendre Yvon Lalumière, président du conseil d’administration du CINLB. « On a réglé la partie financière. Il n’y a pas de remise en question des montants qu’on reçoit », a-t-il dit en entrevue mardi, quelques heures avant l’assemblée générale de l’organisme.

Les montants consentis seront effectivement similaires, confirme Patrice Faucher, directeur du service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire de la Ville.

Les négociations portent maintenant sur la gestion des opérations du CINLB, dit M. Faucher. Une mise à jour s’impose, soutient-il, notant que le dernier protocole portait sur la construction du pavillon d’accueil du Centre. « Ça fait pas mal d’années qu’il est construit. On doit maintenant avoir une nouvelle entente dans laquelle les deux parties expriment leurs attentes », a-t-il expliqué.

La reddition de compte fait partie des discussions, a-t-il dit. « On a des protocoles avec d’autres organisations. On se base là-dessus pour le nouveau protocole avec le Centre. »

Les représentants des deux entités se rencontreront encore sous peu. « On est à finaliser le protocole », a dit M. Faucher. Aucun échéancier pour en arriver à une entente n’est prévu.

Direction par intérim

Les négociations entre les deux parties ont cours alors que le directeur général du CINLB, Mario Fortin, est en congé de maladie depuis quelques semaines. Mardi, pour pallier son absence qui s’annonce longue, le conseil d’administration du Centre a procédé à la nomination de Valérie Banville en tant que directrice générale par intérim pour les trois prochains mois. Elle avait jusqu’alors la responsabilité des communications et de l’expérience client. M. Fortin est en poste depuis 1988.

En 2019, la direction du CINLB compte poursuivre le déploiement de son plan stratégique de cinq ans lancé en 2015. Il repose sur le développement et la mise en valeur du site. Ces dernières années, des activités d’éducation ont été ajoutées au programme et des partenariats ainsi que des liens avec des groupes environnementaux ont été conclus pour améliorer le bilan du Centre, signale M. Lalumière. Ces actions ont permis de s’attaquer à des espèces envahissantes en plus d’aménager des nichoirs. « On est dans la continuité », a dit le président qui entreprend sa deuxième année à la tête du conseil d’administration.

En 2018, 160 634 personnes ont visité le CINLB, selon les données de l’organisme. C’est une diminution de 9,41 % par rapport à l’année précédente, alors que 177 319 personnes se sont rendues sur le site.

Côté financier, le CINLB a terminé l’année avec un surplus de 17 595 $. Les revenus se sont élevés à 714 612 $, en baisse de 8,35 %, et les dépenses à 697 017 $, en baisse de 2,89 %. En 2017, le surplus était de 61 890 $.

La Ville de Granby est propriétaire des 526 hectares (1300 acres) qui composent le CINLB. Elle en confie la gestion à l’organisme sans but lucratif par l’entremise d’un bail emphytéotique de 50 ans signé en 2006. Le Centre a été créé en 1981.