Le maire de Granby, Pascal Bonin, et son homologue de Bromont, Louis Villeneuve, ont officialisé dans la bonne humeur le renouvellement de l’entente loisirs qui lie les deux villes.

Renouvellement de l’entente loisirs entre Granby et Bromont

Nouvelle manifestation de l’harmonie retrouvée entre les villes de Granby et Bromont : les maires se sont réunis vendredi pour signer le renouvellement de l’entente loisirs qui permet aux Bromontois de profiter des infrastructures sportives et de loisirs de Granby.

« Aujourd’hui, c’est plus que la signature d’une entente loisirs, c’est une volonté des deux municipalités de se rapprocher dans d’autres secteurs aussi. On explore actuellement, on ne le cachera pas, d’autres sphères où on pourrait aussi faire des arrimages. Toujours dans le but que la région prospère de façon économique et autre », a déclaré le maire de Granby, Pascal Bonin.

En janvier dernier, le maire et le directeur général de la Ville de Granby, Michel Pinault, s’étaient déplacés à l’hôtel de ville de Bromont pour discuter de différents dossiers. Vendredi, ce sont plutôt le maire de Bromont, Louis Villeneuve, et le directeur général, Éric Sévigny, qui ont fait la route jusqu’à Granby. Ils étaient accompagnés pour l’occasion de la directrice du service des loisirs de Bromont, Isabelle Valois, et de la greffière, Catherine Nadeau.

À peine 24 heures après la conférence de presse au cours de laquelle le Zoo de Granby et Bromont, montagne d’expériences ont annoncé la conclusion d’un partenariat touristique, la chute du mur symbolique qui se dressait entre les deux municipalités depuis longtemps a à nouveau été évoquée. Et clairement, la froideur qui a pu teinter les relations des précédentes administrations municipales a été remplacée par la chaleur générée par la franche camaraderie qui semble animer les deux maires.

Anecdote : ceux-ci ont d’ailleurs accepté de relever un défi lancé jeudi par le directeur général du Zoo de Granby, Paul Gosselin. Ils expérimenteront ensemble la nouvelle glissade d’eau qui sera inaugurée à la station touristique de Bromont le mois prochain.

Premier pas
Résidant de Bromont depuis 2011, Louis Villeneuve affirme qu’il n’était pas, à son arrivée, au fait des tensions entre les deux villes. Bromont a d’ailleurs quitté la MRC de la Haute-Yamaska en 2010 pour se joindre à la MRC de Brome-Missisquoi.

« La première idée qui m’était venue quand j’étais conseiller municipal, et c’est pour ça qu’on s’était rencontrés [NDLR : Pascal Bonin et lui], c’est que les deux villes sont complémentaires. Vous avez des services à Granby qu’on n’a pas et on est content de venir ici. On a aussi une offre qui est différente au niveau des loisirs et du tourisme. Je me dis qu’il faut travailler ensemble parce que c’est ensemble qu’on est plus fort, même si on n’est pas dans la même MRC », a pour sa part affirmé Louis Villeneuve.

Selon lui, l’entente signée vendredi représente ainsi un « premier pas ». Il n’est pas exclu qu’elle soit éventuellement bonifiée, par exemple pour permettre aux Granbyens de profiter à leur tour d’infrastructures de Bromont. « On est en train de s’organiser avec le parc des Sommets et on a un projet de vélodrome couvert. Ce sont des choses que vous n’avez pas à Granby. Nos deux DG vont voir quels sont les partenariats qu’on peut faire », évoque le maire de Bromont.

Le vélodrome illustre bien la nouvelle ère qui s’amorce, selon Pascal Bonin. « Granby demeurait distant face aux demandes de Bromont pour le vélodrome. Mais avec la nouvelle vision qu’on a, Granby va appuyer Bromont dans ses demandes de subventions. [...] Et ce n’est pas impossible qu’on regarde comment les citoyens de Granby pourraient aller au vélodrome dans le cadre d’une autre entente qui ne modifierait pas nécessairement celle-là », fait-il valoir.

Il n’est par ailleurs pas exclu que les deux villes mettent éventuellement en commun une partie de leurs budgets de promotions touristiques pour avoir un effet d’attraction plus important. « Ce sont des zones qu’on est facilement capable de travailler », relève le directeur général de la ville de Bromont, Éric Sévigny.

Entente Loisirs 
L’entente officielle a été signée vendredi, mais les Bromontois, détenteurs d’une carte-loisirs peuvent déjà profiter des infrastructures et services granbyens depuis l’adoption d’une résolution en ce sens en mars dernier.

À l’instar d’autres municipalités, Bromont n’avait pas renouvelé l’entente en juillet dernier, alors que Granby avait révisé à la hausse les coûts. De 32 $ par année et par carte-loisirs émise, la facture a grimpé à 65 $ en 2017-2018, pour atteindre 98 $ en 2018-2019 et 131 $ en 2019-2020. Une indexation de 2,5 % est aussi prévue pour les deux dernières années de l’entente.

Bromont a opté pour le principe de l’utilisateur-payeur. Aux Bromontois donc de défrayer les coûts de la carte-loisirs. L’entente conclue aux mêmes conditions que les autres municipalités est d’une durée de cinq ans, précise le DG de la Ville de Granby, Michel Pinault.

Si la surcharge de 50 % des coûts d’inscriptions imposée aux non-résidants de Granby pour certaines activités de loisirs est abolie, il n’en va toutefois pas de même pour l’instant pour les Granbyens qui s’inscrivent à des activités à Bromont.