Jacques Ladouceur, préfet de la MRC de Rouville.
Jacques Ladouceur, préfet de la MRC de Rouville.

Relance économique : «L’enjeu n’est pas partisan, mais québécois», dit le préfet de la MRC de Rouville

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Sur le dossier de la relance économique, un jour perdu, c’est un jour de trop, affirme le préfet de la MRC de Rouville, Jacques Ladouceur.

«Il y a urgence d’agir et chaque journée perdue est un pas de plus vers des faillites ou des fermetures de commerces et d’entreprises, poursuit Jacques Ladouceur. L’enjeu n’est pas partisan, mais québécois.»

La session parlementaire s’est terminée vendredi à Québec, sans que le gouvernement et l’opposition se soient entendus sur le projet de loi 61 (PL61). La pièce législative qui visait l’accélération de 200 projets d’infrastructures — 33 en Montérégie — en octroyant de nouveaux pouvoirs au gouvernement Legault sera donc à l’agenda lors de la reprise des travaux parlementaires le 15 septembre.

«On ne joue pas à ‘‘qui à raison?’’, lance le préfet. L’économie du Québec au complet est au ralenti et il faut lui donner un petit coup de pouce. Ce qu’on dit c’est ‘‘entendez-vous, vous avez été élus pour ça, arrangez-vous pour que ça fonctionne’’, c’est pour le bien de tous, pas pour un parti en particulier.»

La MRC est favorable à la relance économique

La MRC de Rouville est favorable à l’idée derrière le projet 61, soit celle de relancer l’économie. «Ça ne veut pas dire que dans les textes, tous les points et les virgules, on est d’accord mot pour mot. L’idée derrière ce projet-là, il n’y a personne qui peut être contre», nuance-t-il.

Des 33 projets touchés par le PL61 en Montérégie, «il n’y a pas grand-chose directement dans la MRC, dit Jacques Ladouceur. Mais c’est certain que si on parle de l’échangeur à l’intersection de la 35 et de la 10, si on parle du Réseau Électrique Métropolitain, si on parle des écoles secondaires à Chambly, ce sont tous des projets à proximité qui auront des retombées économiques pour nos citoyens et nos entreprises.»

Avant la pandémie, «n’oubliez pas qu’on était en plein emploi, on manquait de personnel, rappelle-t-il. Et puis là on reprend : 14% de chômage. Il y a quelque chose qui ne marche pas. Il y a des gens qui attendent et qui veulent travailler.»