Le président du conseil d’administration de la Coopérative de solidarité de <em>La Voix de l’Est</em>, Mario Gariépy
Le président du conseil d’administration de la Coopérative de solidarité de <em>La Voix de l’Est</em>, Mario Gariépy

Relance de La Voix de l'Est: « Le plus beau est à venir »

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
C’est une nouvelle entreprise qui émerge de la tempête, assure le président du conseil d’administration de la Coopérative de solidarité de La Voix de l’Est, Mario Gariépy.

« La Voix de l’Est, c’est une entreprise qui existe depuis 80 ans, mais en date d’aujourd’hui, c’est une nouvelle entreprise puisqu’elle est maintenant la propriété de ses employés et parce qu’il y a une nouvelle structure de travail d’équipe avec les cinq autres médias du groupe », a affirmé M. Gariépy

« Dès le départ, j’ai été impressionné de la solidarité de tous les employés de La Voix de l’Est à travers une situation inquiétante et difficile. J’ai aussi senti beaucoup de passion pour leur travail et un réel désir de demeurer actifs. »

Le processus de sauvetage a été long, plus long que prévu, mais « le plus beau est à venir, assure Mario Gariépy. On est très contents, puisqu’on peut mettre toutes ces négociations en arrière et regarder vers l’avant. Il y a une tonne de projets sur la table. »

Vers la transition numérique

Parmi ces projets : la transition vers le numérique. Le chemin à emprunter pour une transition réussie est clair, selon M. Gariépy.

« Il y a plusieurs modèles à travers le monde, et même au Québec avec La Presse+ et Le Devoir. Il faut le faire de la bonne façon et il faut offrir un produit avec une valeur ajoutée. »

Parler de valeur ajoutée ne signifie pas que le produit actuel en manque, bien au contraire.

« On a vu, lors de l’annonce des difficultés financières l’été dernier, à quel point les gens du milieu tenaient à leur journal, autant ici que dans les autres régions. On a vu à quel point le produit était apprécié. »

Le défi sera de repenser la façon de faire de la nouvelle, en sortant du cadre serré qu’offrait le papier et en profitant de la liberté du numérique, plaide M. Gariépy.

« C’est un super beau défi », conclut-il.