L’entreprise contrevenante, qui fait de l’élevage de bovins de boucherie, avait rejeté du lixiviat d’un amas de résidus de maïs dans la nature.
L’entreprise contrevenante, qui fait de l’élevage de bovins de boucherie, avait rejeté du lixiviat d’un amas de résidus de maïs dans la nature.

Rejet de contaminant dans la nature : une ferme de Dunham mise à l’amende

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Rejeter des contaminants dans la nature est illégal et durement sanctionné, a appris à ses dépens une entreprise de Dunham. La ferme Lukelou, qui fait de l’élevage de bovins de boucherie, a dû payer une amende de 30 000 $, plus les frais, pour avoir «émis, déposé, dégagé, rejeté ou permis l’émission, le dépôt, le dégagement ou le rejet d’un contaminant», soit le lixiviat d’un amas de résidus de maïs.

Dans l’environnement, cette substance est «susceptible de porter atteinte à la vie, à la santé, à la sécurité, au bien-être ou au confort de l’être humain, de causer des dommages ou de porter autrement préjudice à la qualité du sol, à la végétation, à la faune ou aux biens», explique l’article 20 de la Loi sur l’environnement.

L’infraction avait été constatée à Lac-Brome. L’amende a été émise il y a plusieurs mois, mais le ministère de l’Environnment n’en a fait l’annonce que cette semaine. «On nous avait demandé de suspendre ce type de communiqué au début de la pandémie», dit Daniel Messier, conseiller en communication et porte-parole pour la région de l’Estrie.

Tout acte pouvant affecter la qualité de l’environnement peut être signalé au Centre de contrôle environnemental du Québec ou à Urgence-environnement, rappelle le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.