Isabelle Ménard, qui tient une garderie en milieu familial à Granby, se donne une année pour décider de faire la transition au privé ou non.

Règlements resserrés dans les garderies: certaines envisagent le saut au privé

«Ça fait peur. On ne sait pas ce qui nous pend au bout du nez.» Voilà comment Marie-Pier [nom fictif] anticipe l'arrivée du nouveau règlement modifiant le Règlement sur les services de garde éducatifs à l'enfance.
La Granbyenne ne sait pas encore si, comme d'autres responsables de service de garde (RSG) en milieu familial subventionné, elle passera au privé. «Il [le gouvernement] nous impose tellement de nouvelles mesures que ça alourdit beaucoup nos responsabilités, affirme-t-elle. J'ai l'impression qu'il veut nous écoeurer justement pour qu'on aille au privé, pour que ça lui coûte moins cher.»
Pour sa part, Isabelle Ménard, qui tient aussi une garderie en milieu familial à Granby, se donne une année pour décider de faire le saut ou non. «J'attends de voir si le gouvernement va assouplir sa position et comment le bureau coordonnateur pourra interpréter la loi», dit-elle.
Car même celui-ci peine à obtenir des réponses claires auprès du Ministère, soutient-elle. «Il veut bien nous aider pour faire la transition, mais l'application de la réglementation n'est pas encore claire pour personne», ajoute la RSG.
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