Des citoyens s’opposent au projet Sô Lodges qui pourrait prendre forme près de l’intersection du chemin Jolley et de la route 241.

Registre et pétition contre le projet Sô Lodges

Des citoyens s’organisent pour contrer le projet hôtelier de luxe Sô Lodges. Une demande d’approbation référendaire a été déposée par les citoyens résidant à proximité du projet qui pourrait prendre forme à l’intersection du chemin Jolley et de la route 241, et une pétition devrait être déposée à la séance du conseil municipal du Canton de Shefford, mardi.

Claude Robitaille et les résidents qu’il représente au sein du Groupe de citoyens contigu au projet Sô Lodges craignent que le projet hôtelier porté par les promoteurs Neil Poulin et Martine Phénix nuise à leur quiétude.

« Il y a beaucoup de résidences en location à court terme et ça cause du dérangement. Les gens viennent pour faire la fête et ça affecte la vie de quartier », estime Claude Robitaille.

Ce dernier ainsi que certains de ses concitoyens ont déposé une demande d’approbation référendaire au projet au début du mois de mai. Seuls les résidents des zones M-4, RV-8, RV-2 et Rec-4 étaient admissibles au registre et les citoyens devaient s’exprimer sur un élément précis du projet et non contre le projet lui-même.

« Nous avons ciblé les cinq points du projet, mais plus particulièrement le premier point concernant la construction d’un établissement hôtelier. Si on bloque à cet élément il n’y a plus rien à faire par la suite. Les autres éléments concernaient plus les dimensions qui ne coordonnaient pas avec la réglementation en vigueur », ajoute M. Robitaille.

La démarche force la municipalité à fixer une date afin d’ouvrir un registre public au courant du mois de juin. « Si le pourcentage de vote est atteint selon la liste électorale, le conseil devra décider s’il va en référendum ou pas », explique le maire du Canton de Shefford, Éric Chagnon.

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Pétition

Le groupe représenté par le citoyen Claude Robitaille veut aller plus loin que de freiner le développement hôtelier SÔ Lodges.

« On a beau le bloquer, le promoteur peut décider de construire des maisons standards et les louer chaque fin de semaine. Ça peut attirer des personnes avec lesquelles on n’aura pas de problème, mais on prend aussi le risque que ce soit très désagréable », craint-il.

Ils ont ainsi fait circuler une pétition demandant d’interdire l’« usage et la construction de résidences de tourisme et de location à court terme » dans le secteur M-4, soit le secteur présentement possédé par les promoteurs de SÔ Lodges. La pétition aurait récolté jusqu’à présent 200 signatures, selon Claude Robitaille.

Ce secteur est le seul dans le Canton de Shefford où la location à court terme est permise après qu’une modification à la réglementation ait interdit la pratique dans le reste du Canton en 2017.

Lorsque questionné par La Voix de l’Est avant la première consultation publique sur le sujet, le directeur de l’urbanisme Gabriel Auger expliquait que la municipalité était forcée de garder un secteur où la pratique était tolérée, selon la loi provinciale.

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Le maire Éric Chagnon attend que la pétition soit acheminée au conseil avant de se prononcer.

« Je ne comprends pas pourquoi les gens en voudraient aux promoteurs ou au projet. Il s’agit de petits chalets de luxe et non d’un gros camping par exemple, mais c’est le droit des gens de poser des questions et s’ils ne sont pas satisfaits c’est aussi leur droit. Le conseil jugera où il veut aller pour la suite des choses », ajoute M. Chagnon.