La MRC Brome-Missisquoi ne participera pas financièrement au déploiement d’un service de collecte de contenants de verre dans les municipalités.

Recyclage du verre: pas d’aide financière de la MRC Brome-Missisquoi

Les municipalités souhaitant offrir des points de dépôt pour des contenants de verre ne pourront compter sur l’aide financière de la MRC Brome-Missisquoi. Celle-ci leur offrira par contre un appui technique. Elle cognera aussi à la porte du ministère de l’Environnement pour obtenir une aide financière pour défrayer une partie des coûts engendrés par ce nouveau service.

C’est l’approche qu’ont retenue mardi les maires réunis lors de leur assemblée mensuelle. La MRC colligera toutes les informations pertinentes relatives à la location ou l’achat de conteneurs et dressera la liste des débouchés possibles de valorisation du verre, notamment les noms des entreprises spécialisées dans le domaine. Parallèlement à ces démarches, l’organisme paramunicipal acheminera une demande de subvention aux autorités provinciales pour aider financièrement les municipalités qui offriront des points de chute sur leur territoire. L’aide financière demandée couvrira 2019 et 2020.

De leur côté, les municipalités qui souhaitent établir un point de chute chez elle, soit un conteneur où leurs citoyens pourront déposer leurs contenants de verre, seront responsables de traiter directement avec les fournisseurs dans cette industrie. « Les municipalités qui veulent donner ce service devront commander leur conteneur et s’occuper de faire affaire avec l’entreprise. On va les assister », explique Valérie Nantais-Martin, coordonnatrice en environnement de la MRC.

Les municipalités de Bedford, Brigham, Bromont, Cowansville, Dunham, Farnham et Notre-Dame-de-Stanbridge ont l’intention de s’équiper d’un conteneur à cette fin, selon Robert Desmarais, directeur général de la MRC. La municipalité de Sutton réfléchit à la question, a-t-il ajouté.

Dans leur résolution, les maires s’engagent à faire en sorte que l’ensemble du territoire de la MRC soit desservi en 2020. « On va avoir eu le temps de bien fouiller le dossier, de s’être documenté sur ce qui se fait ailleurs, de connaître qui sont les entreprises qui valorisent le verre, que font-elles avec et on pourra profiter de l’expérience acquise par nos municipalités qui auront déjà le service », a dit M. Desmarais.

Plus grand rôle

Cette approche ne plaît pas à tous. Le maire de Bromont, Louis Villeneuve, aurait préféré que la MRC joue un plus grand rôle dans le déploiement de ce nouveau service. Le budget de l’organisme, adopté en novembre, soit avant que le débat sur le recyclage du verre ne soit lancé, ne prévoyait toutefois pas de fonds pour l’ajout d’un service, a-t-il dit. « On va avoir du support cette année. On verra pour l’année prochaine. L’important, c’est d’envoyer le signal qu’on prend ça au sérieux et qu’on va bouger », a-t-il indiqué jeudi en entrevue.

M. Villeneuve se réjouit que plusieurs municipalités, tant urbaines que rurales, offriront le service à leurs citoyens. « C’est très encourageant parce qu’on voit que les élus et les citoyens sont sensibilisés », estime-t-il.

Les membres du conseil de Bromont discuteront davantage de la question lors de leur prochaine rencontre préparatoire, a dit M. Villeneuve. Il entend par ailleurs communiquer avec ses homologues des autres municipalités pour établir un front commun. Il croit qu’une démarche commune des municipalités pourrait leur permettre d’obtenir de meilleurs prix sur la location ou l’achat de conteneurs à verre ainsi que de meilleures ententes avec les entreprises appelées à récupérer le verre collecté. « Si on se parle, ça peut nous éviter de faire des erreurs et de donner un meilleur service à nos citoyens. »

Le point de chute ne sera pas ouvert avant quelques mois à Bromont, a dit M. Villeneuve. « On a du travail à faire avant », a-t-il précisé. « On ne va pas régler le sort de la planète avec ça, mais chaque fois qu’on pose un geste, on y contribue encore un peu plus. »