Le plastique agricole n’est pas recyclé dans la MRC Brome-Missisquoi. Le conseil de Brigham demande à la MRC d’y remédier.

Recyclage du plastique agricole: Brome-Missisquoi invitée à s’y mettre

Le plastique servant à emballer les balles de foin devrait être recyclé, soutient le conseil municipal de Brigham. Ses élus enjoignent la MRC Brome-Missisquoi à proposer des façons de collecter cette matière pour la revaloriser.

« C’est très utilisé dans les fermes », explique le maire et agriculteur Steven Neil. « Chez nous, on fait entre 300 et 400 balles de foin par année. Pendant l’hiver, quand on déballe le foin pour nourrir les animaux, je remplis trois bacs pleins de plastique aux deux semaines. Ça fait pas mal de plastique qui s’en va à l’enfouissement », illustre-t-il.

Le recyclage du plastique agricole a fait l’objet d’une résolution ce mois-ci du conseil de Brigham. Les élus s’inquiètent du fait que le début de la collecte des matières organiques en mai causera des problèmes aux agriculteurs puisque la collecte des déchets passera de deux à une fois par mois. « Qu’est-ce qu’on va faire avec tout ce plastique ? Comment va-t-on gérer ça ? Beaucoup d’agriculteurs vont devoir trouver une autre façon de s’en occuper », signale M. Neil.

Manque de temps et de personnel

L’idée de recycler le plastique agricole se trouve dans le plan de gestion des matières résiduelles 2016-2020 de la MRC, indique la coordonnatrice en environnement Valérie Nantais-Martin. « C’est un service qu’on veut implanter. On va le faire avec un projet pilote. Mais on manque de temps et de ressources humaines », explique-t-elle.

Plusieurs dossiers liés la gestion des matières résiduelles sont présentement sur la table. Le conseil des maires a décidé de devancer d’une année la mise en place de la collecte des matières organiques, rappelle Mme Nantais-Martin. La région a également vécu une crise avec la fermeture en août de Récupération 2000. Et des conseils municipaux ont aussi récemment demandé à la MRC d’explorer des façons de collecter le verre pour qu’il soit revalorisé, a-t-elle ajouté.

Deux types de collectes sont possibles, indique Mme Nantais-Martin : une collecte directe à la ferme ou des points de chute. Le choix se fera selon les données de volume de plastique utilisé ainsi que le nombre de fermes qui voudraient y participer. Elles devront en effet assumer des coûts, a-t-elle dit. « On va avoir un inventaire à faire et des calculs pour déterminer les montants nécessaires pour assurer le service. »

La grande difficulté de recycler le plastique agricole est la souillure, note Mme Nantais-Martin. « Souvent, il y a de la terre, des roches, de la corde. Ça doit être nettoyé avant que le plastique soit transformé en granules, sinon ça va endommager les équipements. »

M. Neil préférerait une collecte à la ferme en raison de son aspect plus pratique pour les agriculteurs. Cela dit, il est ouvert à toutes les solutions. « Ça prendrait beaucoup d’agriculteurs pour que ça soit rentable. Mais je serai prêt à apporter ça à un des écocentres de la MRC », dit-il.

Les MRC de La Haute-Yamaska et de Coaticook assurent depuis quelques années un service de collecte à la ferme du plastique agricole.