À la défense, Me Éric Simard, du cabinet Fasken Martineau, a interrogé le requérant de la demande de recours collectif durant près d'une heure, vendredi.

Recours collectif contre les Frères du Sacré-Coeur: un interrogatoire sans anicroche

L'interrogatoire du requérant dans la demande de recours collectif contre les Frères du Sacré-Coeur par Me Éric Simard, à la défense, a eu lieu comme prévu de façon très balisée au palais de justice de Granby, vendredi.
Le juge de la Cour supérieure, Sylvain Provencher, avait retenu la moitié des 16 sujets soumis par la défense. Ainsi, le procureur du cabinet Fasken Martineau a entre autres pu interroger l'homme à l'origine de la demande de recours à propos de « son implication quant au choix de poursuivre les intimés » ; « sa connaissance du fondement juridique du recours » ; « sa capacité à assurer une représentation adéquate des membres » ; « sa connaissance des enjeux et efforts nécessaires pour agir à titre de représentant » ; « sa disponibilité ainsi que sa capacité à mener à terme le procès » ainsi que « les démarches faites et à faire pour obtenir les ressources financières nécessaires pour mener à terme la présente action collective ».
Notons que l'interrogatoire a été frappé d'une ordonnance de non-publication, étant donné l'aspect sensible du dossier.
Rappelons que le requérant, que l'on nomme « A » dans le document déposé initialement le 7 octobre dernier, est un homme de 56 ans. Celui-ci soutient avoir été violé à plus de 300 reprises pendant qu'il était pensionnaire au Collège Mont-Sacré-Coeur au cours des années 1970. Il était alors âgé de 13 à 15 ans. Les agressions sexuelles auraient été commises par le frère Claude Lebeau de trois à six fois par semaine pendant deux ans. Une douzaine d'autres frères sont ciblés par des allégations de pédophilie dans le document amendé le 21 octobre.
À ce jour, plus d'une cinquantaine de présumées victimes se sont manifestées. Les intimés dans le dossier sont les Frères du Sacré-Coeur, le Collège Mont-Sacré-Coeur, la Corporation Maurice-Ratté et les oeuvres Josaphat-Vanier.
Plus de détails dans La Voix de l'Est, samedi.