Un record de température a été battu samedi dans la région, donnant des allures de printemps aux paysages.

Record de chaleur: 20 degrés Celsius au-dessus de la normale!

Un record de chaleur a été fracassé, samedi, dans la région. Le mercure a grimpé jusqu'à 17,4 °C à Granby alors que la normale se situe entre -3 °C et -12 °C pour un 25 février. L'ancien record, de 11,7 °C, remontait à 1976.
En fait, on peut parler d'une situation semblable pour toute la région, indique le météorologue Maxime Desharnais, d'Environnement Canada, même s'il n'y a pas d'autres stations météo-rologiques qui tiennent ces données- ailleurs sur le territoire.
Du temps aussi doux en février «est très rare. C'est un phénomène inusité. La période de récurrence est d'environ aux 12 ans pour avoir une vague de chaleur hivernale qui dure plus de 8 jours», indique-t-il.
«C'est le résultat d'un paquet de variables mélangées ensemble. Le début de la vague de temps doux s'est initié avec une masse d'air douce qui provenait de l'Ouest canadien et qui était le résultat d'un chinook [vent provenant des Rocheuses] qui a persisté il y a plus d'une semaine. Par la suite, il y a eu une masse d'air doux du sud des États-Unis qui a migré vers le nord.»
Le processus qui a mené à cette vague de temps doux, qui persistera jusqu'à mercredi, n'est pas anormal en soi. Il s'agit plutôt d'un concours de circonstances. «Dans le cas de samedi, d'avoir des températures qui dépassent de plus de 15 degrés les normales saisonnières, c'est assez extrême, remarque le météorologue. On est dans le bain des changements climatiques. Dans ce contexte, il va y avoir de plus en plus d'événements comme ça qui vont se produire dans le futur.»
Retour à la normale jeudi
Les températures devraient revenir à la normale dès jeudi, alors qu'un système fera chuter le mercure. Il est même possible que de la neige tombe sur la région.
«Ce sont des tendances que les pronostics à long terme avaient quand même bien perçues à l'automne dernier, note par ailleurs M. Desharnais. Honnêtement, c'est rare que les prévisions à très long terme fonctionnent aussi bien. On avait prévu que ça allait être un hiver et un printemps plus doux que la normale.»