Simon-Pierre Savard-Tremblay veut redonner de la vigueur à la campagne pour la reconstruction du clocher de Saint-Pie. Il est en compagnie de la vice-présidente de la fabrique, Francine Boulay et du curé Daniel Courtemanche.

Reconstruction du clocher de l'église de St-Pie: «Un lieu extrêmement important»

La collecte de fonds pour la réfection d’un clocher de l’église de Saint-Pie et la reconstruction du deuxième ne va pas aussi bien que l’espérait la fabrique. Pour donner de la vigueur à la campagne de financement et pour la sauvegarde du caractère patrimonial de l’édifice religieux, le député Simon-Pierre Savard-Tremblay a signé un chèque personnel de 1500 $, qu’il a remis au comité vendredi matin.

Dans une conférence de presse, le bloquiste a aussi annoncé que son personnel amassera les dons directement au bureau de la circonscription de St-Hyacinthe-Bagot afin d’épauler le comité et qu’il cherchera s’il existe un programme de subvention fédéral pour supporter la restauration des clochers, construits en 1910.

« Le temps que ça prendra [pour réparer les clochers], il n’en dépend que de nous, a lancé le député du Bloc québécois. Je ne pouvais pas rester les bras croisés par rapport à ça. On sait toute l’importance qu’a le patrimoine et qu’a l’église dans le cœur des gens de St-Pie. L’église n’a pas le statut patrimonial, mais on peut dire quand même que son importance historique et culturelle en fait un lieu extrêmement important. »

Son appui est d’ailleurs patrimonial et non religieux, a-t-il précisé, lui qui ne pratique pas la religion catholique. L’église de la rue Notre-Dame est l’un des derniers sinon le dernier édifice rappelant l’histoire de la ville, le couvent ayant été démoli en 2016 pour permettre la construction d’une résidence pour aînés.

L'église de Saint-Pie a perdu son clocher le 1er novembre dernier à la suite d'une tempête.

Imposants travaux à réaliser

La collecte de fonds « va très lentement, affirme Francine Boulay, vice-présidente de la fabrique. On a amassé 10 % de notre objectif. »

La campagne de financement, donc l’objectif a été fixé à 500 000 $, vise à permettre la solidification du clocher qui abrite les cloches de l’église, celui qui se trouve à l’est, et à reconstruire le clocher qui s’est cassé sous la force du vent et dont les vestiges gisent sous la neige des deux côtés du lieu de culte.

Dans le premier cas, la fabrique, avec l’approbation du diocèse, doit déterminer si les travaux pourront être réalisés sur place ou si le clocher doit être descendu au niveau du sol, une manœuvre qui coûterait plus de 100 000 $. La rénovation vise les poutres de soutien du plancher, qui pourraient ne pas résister à une autre tempête de vent. La fabrique n’a pas le choix de réaliser ce renforcement de structure d’ici la fin de l’année puisqu’elle risque de ne plus être assurée.

Des travaux temporaires ont été réalisés là où se trouvait le clocher de l’ouest. Ils pourraient devenir permanents si la collecte de fonds ne prend pas de vigueur.

Les assurances ont payé la totalité des coûts de réparation du toit, abimé par la chute du clocher, et de l’entretoit. Ceux-ci sont terminés, ce qui permettra à l’église d’ouvrir à nouveau sa nef d’ici quelques semaines. La fabrique aura à payer 35 % des coûts de reconstruction du clocher et 100 % de ceux de la réparation de celui encore debout.

Consulter la population

« On veut faire une réunion de paroissiens pour avoir leur avis, pour savoir ce qu’ils veulent aussi, ajoute le curé Daniel Courtemanche. C’est important de savoir ce que les citoyens veulent. Comme c’est un bâtiment qui touche toute la population au niveau de l’architecture, ils ont leur mot à dire aussi. On ne pourra pas tout faire, c’est sûr. Tout ce que j’espère c’est que, comme les cloches sont signe de rassemblement, les clochers ne seront pas signe de division dans la communauté. Il faut qu’on arrive à un consensus avec un projet qui est réalisable. »

L’évêché supporte la fabrique pour s’assurer que les dépenses sont justifiées, que les schémas de travail sont bien faits et que les prix sont bons. Un architecte et un ingénieur engagés par l’évêché aident d’ailleurs la fabrique dans ses démarches.

« C’est un grand réconfort parce que je vous avoue que, personnellement, je suis plus à l’aise pour célébrer une eucharistie que de monter un clocher », note avec humour le curé.