Le récidiviste Pascal Privé à son arrivée au palais de justice de Granby, jeudi.

Recherché pour de nouvelles infractions, Pascal Privé se rend

En attente de procès pour sa participation alléguée à un réseau de trafic de drogue mis au jour par l'opération Muraille, le récidiviste Pascal Privé s'est constitué prisonnier, jeudi, au palais de justice de Granby.
L'homme de 41 ans de Stukely-Sud était recherché pour des nouvelles infractions commises en juin, à Lawrenceville en Estrie. On reproche à M. Privé d'avoir commis des méfaits de plus de 5000 $ sur un véhicule, d'autres méfaits de moins de 5000 $ et de voies de fait armées.
Depuis sa remise en liberté sous conditions à la suite de l'opération Muraille, menée en juin 2016 à Granby, M. Privé avait l'obligation de garder la paix. Une quatrième accusation de bris de condition a donc été portée contre lui.
Pour le ministère public, Me Caroline Meilleur s'est opposée à la remise en liberté du détenu. Les parties ont convenu de reporter le dossier à la fin septembre afin de tenir une enquête sur remise en liberté.
Tous les dossiers pendants de l'accusé font toutefois l'objet de « discussions intenses » avec la Couronne, a indiqué Me Patrick Fréchette, qui représente le gaillard costaud et tatoué qui a brièvement comparu devant le tribunal jeudi avant d'être incarcéré.
Il est donc possible que M. Privé plaide coupable à la prochaine date si les avocats s'entendent sur une peine à lui imposer.
Autres accusations
Déjà propriétaire d'un imposant dossier criminel, celui qui est amateur d'arts martiaux mixtes et décrit comme un « collecteur » pour les motards fait aussi face à des accusations de possession de cocaïne et de marijuana dans le but d'en faire le trafic, de possession d'arme illégale, de possession d'arme prohibée et de recel dans le dossier Muraille.
En mars dernier, il a aussi été condamné en Cour civile à verser 728 440 $ à un ex-patrouilleur bénévole du Parc des montagnes vertes, dans le Canton de Potton, qu'il avait frappé par derrière. La victime avait averti Pascal Privé et un groupe de quadistes qu'il était interdit de circuler en VTT dans ce secteur.
Le jugement a été rendu par défaut puisque Pascal Privé ne s'était pas présenté au procès et avait congédié son avocat la semaine précédente. La victime, qui était enseignant de mathématiques au Cégep de Sherbrooke, a subi tant de séquelles qu'il n'a jamais pu réintégrer son emploi.