Début des rencontres individuelles avec les commerçants, mise sur pied d’un projet-pilote pour l’affichage dynamique des stationnements et élaboration des plans et devis: le projet de réaménagement du centre-ville de Granby continue à franchir des étapes.

Réaménagement du centre-ville de Granby: de nouvelles étapes franchies

Début des rencontres individuelles avec les commerçants, mise sur pied d’un projet-pilote pour l’affichage dynamique des stationnements et élaboration des plans et devis: le projet de réaménagement du centre-ville de Granby continue à franchir des étapes.

«On avance dans plusieurs aspects. Et on veut que les gens puissent continuer à suivre le projet avec enthousiasme», a fait valoir vendredi le maire, Pascal Bonin, à l’occasion d’une «mise à jour» de ce chantier majeur, appelé à se déployer rue Principale, en trois phases, entre les mois d’août et de novembre 2020, 2021 et 2022.

Il y a un mois, La Voix de l’Est rapportait que le projet ne fait pas l’unanimité chez certains commerçants qui en ont particulièrement contre le retrait de 48% des 174 cases de stationnement de la rue Principale — sur un total de 1700 espaces au centre-ville — pour permettre notamment l’aménagement d’une piste cyclable. Une pétition avait été mise en circulation. Mais, à ce jour, elle n’a pas été déposée à l’hôtel de ville.

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«On comprend que les changements aussi importants qu’on propose amènent des incertitudes. Mais on veut accompagner et informer», dit Pascal Bonin.

«On a des équipes sur rue qui vont rencontrer les commerçants, écoutent leurs inquiétudes et transposent ça dans le projet comme tel. On avait dit en novembre dernier qu’on voulait prendre soin des commerçants et c’est ce qu’on fait», renchérit le directeur général de la Ville, Michel Pinault.

Alain Lacasse, Pascal Bonin, Michel Pinault, Daniel Surprenant et Jean Breton (absent sur la photo) ont effectué une mise à jour du projet de réaménagement du centre-ville de Granby.

Rencontres

Les plans du futur centre-ville désormais complétés à 70%, les rencontres individuelles avec les 52 commerçants et propriétaires visés par la phase un des travaux, entre les rues Saint-Hubert et Gill, ont débuté au début du mois, souligne le directeur du bureau de projets à la Ville, Daniel Surprenant.

Elles sont notamment réalisées par celui qui agit à titre «d’agent de liaison» entre la Ville et les commerçants, Jean Breton. À ce jour, 11 rencontres ont été effectuées et sept autres sont prévues prochainement.

Ces rencontres permettent d’expliquer le projet plus en détail, alors qu’il demeure méconnu de certains, fait valoir Daniel Surprenant. Parmi les inquiétudes exprimées, selon lui: l’accès aux commerces durant le chantier, la signalisation d’acheminement — autant pour les piétons que pour les voitures —, le stationnement et la sécurité liée aux vélos.

L’étude du projet à chacune des adresses représente une «opportunité» pour répondre aux interrogations, mais aussi pour peaufiner les aménagements jusqu’à l’emprise privée, note le directeur du bureau de projets. Certains souhaiteront peut-être par exemple ajouter un banc ou davantage de végétaux.

Bref, après avoir peaufiné le concept d’ensemble du futur centre-ville, dit Daniel Surprenant, l’analyse en détail sur le terrain permettra de compléter les plans à 100%.

Le travail de design industriel se poursuit pour élaborer les arbres ludiques, semblables à ceux-ci, au coeur des nouvelles «zones signatures» du centre-ville.

Projet-pilote

Un projet-pilote devrait en outre être lancé dès le printemps 2020 dans les stationnements Johnson et Court pour tester l’affichage dynamique des espaces libres.

«Ça va être avec un système de caméras qui va détecter la présence ou non de cases de stationnement. Cela va nous permettre de donner l’information sur rue du nombre d’espaces libres», souligne Daniel Surprenant.

Cette technologie sera plus largement mise de l’avant dans le cadre des travaux de réaménagement, qui, dans l’ensemble, devraient entraîner des coûts de 20 à 25 millions $. À terme, les parcomètres sont appelés à disparaître au centre-ville, a-t-il déjà été annoncé.

Le travail de design industriel se poursuit aussi pour élaborer les «arbres ludiques» et autres composantes du mobilier urbain qui seront au coeur des nouvelles «zones signatures» qui seront aménagées. Un plan directeur d’éclairage a aussi été mis en place. Il sera mis en oeuvre à plus long terme, dit le directeur du bureau de projets.

Le concours architectural de la future place Jean-Lapierre, près du centre Notre-Dame, chemine également.

«On a franchi une étape importante. Récemment, le jury a choisi trois finalistes sur les neuf candidatures déposées. Les finalistes vont peaufiner leur concept dans les prochaines semaines et faire des évaluations financières détaillées de leur projet. Tout ça va être présenté en janvier dans une séance devant le public et le jury pour avoir un finaliste gagnant», dit Daniel Surprenant.

Étapes à venir

Parmi les étapes à venir: le lancement au printemps de l’appel d’offres pour la réalisation des travaux. Il est déjà prévu que le chantier démarre le 3 août 2020 pour se terminer le 27 novembre. Chacune des phases sera divisée en sous-sections pour une meilleure gestion des travaux, qui permettront aussi le renouvellement des infrastructures souterraines (aqueduc, égout). «C’est un calendrier serré, mais réalisable», dit Daniel Surprenant.

Le conseiller municipal, également président de Commerce Tourisme Granby et région (CTGR), Alain Lacasse, souligne par ailleurs que la Ville, ainsi que CTGR et la Chambre de commerce Haute-Yamaska, ont développé des «outils» pour les commerçants.

Une première formation, «Préparer son commerce avant les travaux de réfection de sa rue commerciale», a été offerte par un spécialiste du commerce de détail, Daniel Tanguay, le 1er octobre dernier. Elle devrait à nouveau être à l’agenda au printemps. Trois autres rendez-vous sont prévus, les 21 et 28 octobre ainsi que le 4 novembre, sur les stratégies à adopter pour la gestion des stocks.

«La planification est adéquate et les gens doivent avoir une attitude positive. C’est ce qui va les aider à traverser tout ça. On est là pour eux, mais il faut être positif», lance Alain Lacasse. «On essaie de couvrir toutes les facettes qu’un commerçant peut vivre avec un pareil chantier», dit Michel Pinault.