Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
À l’occasion d’une cérémonie symbolique organisée par la Coalition des groupes de femmes de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi, 13 bouquets de lys blancs ont été déposés devant le bureau d’Isabelle Charest, à la mémoire de chacune des femmes assassinées depuis le début de la pandémie.
À l’occasion d’une cérémonie symbolique organisée par la Coalition des groupes de femmes de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi, 13 bouquets de lys blancs ont été déposés devant le bureau d’Isabelle Charest, à la mémoire de chacune des femmes assassinées depuis le début de la pandémie.

Rassemblement à Cowansville contre la violence faite aux femmes

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
Une cinquantaine de personnes, des femmes en majorité, se sont rassemblées vendredi après-midi devant le bureau de la députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, pour dénoncer les féminicides et la violence faite aux femmes. Ce faisant, elles ont participé à une vaste mobilisation, alors que des événements semblables étaient organisés un peu partout au Québec.

Isabelle Charest, ministre responsable de la condition féminine, n’était pas à son bureau de circonscription. Elle participait elle-même, au même moment, à une marche organisée à Montréal contre la violence faite aux femmes.

À Cowansville, la rencontre était orchestrée par la Coalition des groupes de femmes de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi, qui regroupe six maisons d’hébergement, centres de femmes et centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuelles. Des représentantes de l’AFÉAS de Granby et du regroupement Mères au front étaient également présentes.

«Le Québec a été indigné des huit féminicides [survenus depuis huit semaines]. Continuons à être indignés. Mais il faut passer à l’action», a lancé une porte-parole de la Coalition, également directrice générale de la Maison Alice-Desmarais à Granby, Carmen Paquin.

Depuis le début de la pandémie, ce sont en fait 13 femmes, âgées de 28 à 74 ans, qui ont été victimes de féminicide, a-t-il été souligné.

À l’occasion d’une cérémonie symbolique, 13 bouquets de lys blancs ont ainsi été déposés devant le bureau d’Isabelle Charest, à la mémoire de chacune de ces femmes assassinées. Une minute de silence a par la suite été respectée.

Une cinquantaine de personnes, des femmes en majorité, ont participé au rassemblement organisé à Cowansville pour dénoncer les féminicides et la violence faite aux femmes.

À l’écoute

Si tous doivent contribuer à «tisser un filet de sécurité fort» autour des femmes violentées, le gouvernement doit pour sa part appliquer les 220 recommandations formulées dans deux rapports, selon Carmen Paquin. «Finies les réflexions, les discussions. Il faut passer à l’action», déclare-t-elle.

Parmi ces recommandations: mettre sur pied un tribunal spécialisé, réaliser une campagne de sensibilisation pour l’ensemble de la population, avoir des intervenants formés en violence conjugale, détaille-t-elle.

En l’absence de la députée Charest, la directrice du bureau de circonscription, Johanne Gauvin, ainsi que l’attaché de presse, Maryse Dubois, ont assisté au rassemblement organisé devant le bureau de la rue Sherbrooke.

«On tenait à être ici en son nom [Isabelle Charest] pour supporter les femmes parce que c’est la cause de tout le monde. Avec le nouveau comité interministériel qui a été annoncé la semaine dernière, les gens sont encore plus en action. Ça devrait rouler encore plus rondement pour les changements», a affirmé Mme Gauvin.

Isabelle Charest fait d’ailleurs partie de ce comité, piloté par la vice-première ministre, Geneviève Guilbault.

Selon Johanne Gauvin, le travail a déjà été amorcé pour mettre en oeuvre certaines recommandations formulées par le Comité des experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale.

«Le gouvernement est totalement à l’écoute et veut des changements. M. Legault [François, le premier ministre] l’a dit. Le nouveau comité ministériel avec Mme Charest devrait produire des résultats», ajoute Johanne Gauvin.