Une ancienne carrière est au cœur d’une polémique à La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal.
Une ancienne carrière est au cœur d’une polémique à La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal.

Rapport d’étude biologique de JR Environnement et LCL Environnement: les critiques seraient non fondées

Le biologiste Jonathan Roy et la firme granbyenne LCL Environnement ont été désagréablement surpris de lire un article publié dans La Presse, lundi, laissant entendre que leur rapport d’étude biologique réalisé pour le promoteur Luc Poirier, à La Prairie, contiendrait des omissions importantes.

Le projet de M. Poirier est polarisant. Il est fortement commenté sur la Rive-Sud, et ce, depuis ses balbutiements. Le promoteur a acheté le terrain d’une ancienne briqueterie et celui-ci comprend une ancienne carrière qu’il veut remblayer. Son projet devait passer devant la Cour supérieure du Québec, lundi, étape préliminaire à l’obtention des autorisations pour effectuer les travaux de terrassement.

Deux biologistes de La Prairie se sont exprimés à ce sujet dans le quotidien montréalais. Andrée Gendron et Alain Branchaud sont opposés au projet de M. Poirier.

Le couple, qui est à la tête du groupe Projet carrière vivante, s’en prenait lundi au rapport signé par Jonathan Roy, de JR Environnement, basé à Granby, et à LCL Environnement. Ils laissent planer un doute sur leurs compétences, selon les propos rapportés par La Presse.

Samuel Trépanier, président de LCL Environnement

« Ils ont déformé mon rapport »

« Ils ont déformé mon rapport, commente M. Roy. Ils insinuent des choses qui ne sont pas vraies. » M. Roy et le président de LCL Environnement Samuel Trépanier assurent qu’il est question de milieux humides et de rainettes faux-grillon dans l’étude, alors que Mme Gendron et M. Branchaud affirment le contraire.

« Il n’y a pas que le trou de la carrière dans le projet, indique M. Roy. Le terrain est beaucoup plus grand que ça. » Les milieux humides et la zone à protéger pour la rainette faux-grillon sont dans un autre secteur, près de la piste cyclable, selon lui. « C’est mentionné dans mon rapport et il y a même des cartes du ministère qui l’illustrent. »

« C’est comme s’ils n’avaient pas lu le rapport », répond pour sa part Samuel Trépanier, président de LCL Environnement. Andrée Gendron l’aurait obtenu en vertu d’une demande d’accès à l’information et le journaliste a consulté le document. Selon nos informations, plusieurs documents différents ont été produits au fil du temps.

« Bien que nous ne soyons pas autorisés pour l’instant à commenter ce dossier puisque [...] le dossier est actuellement judiciarisé, nous tenons à préciser que les études et le rapport qui en découle ont été faits selon les règles de l’art, explique M. Trépanier par courriel. D’ailleurs, nous n’avons pas eu l’opportunité de consulter la copie du rapport sur lequel le journaliste s’est basé pour rédiger cet article afin de vérifier s’il avait l’intégralité de celui-ci. Or, si le journaliste a obtenu l’intégralité de notre rapport, nous sommes d’avis qu’une lecture attentive de celui-ci lui aurait permis de constater que les critiques de Madame Gendron quant aux “omissions” du rapport ne sont pas fondées. »

Il ne nous a pas été possible de consulter la copie du rapport qui a été remis au ministère de l’Environnement.