Simon Bédard (à droite sur la photo) est revenu de ses « deux semaines dans le bois » mardi dernier, passées sur l’immense réservoir Manicouagan. Les participants, en rémission ou suivant des traitements, sont accompagnés d’un médecin et d’un infirmier.

Ramer loin de la maladie grâce à la fondation Sur la pointe des pieds

Après deux ans de traitements contre la leucémie, Simon Bédard a enfin tourné la page après une expédition sur la Côte-Nord.

Il y a trois ans, Simon Bédard qui habite Cowansville, a reçu une terrible nouvelle. Ils devaient faire face, lui et sa famille, à la leucémie.

« À certains moments, j’ai craint pour mon futur », se souvient l’adolescent de 16 ans, qui est officiellement en rémission depuis le 5 octobre dernier.

Simon est revenu de ses « deux semaines dans le bois » mardi dernier, mais ses pensées sont demeurées sur l’immense réservoir Manicouagan.

« Nous étions en canot tous les jours, nous nous arrêtions sur une île pour diner et une autre pour dormir. Nous n’avions pas le droit à internet, mais nous étions confortables », assure-t-il.

Plein air

Organisées par la fondation Sur la pointe des pieds, ces « expéditions thérapeutiques », selon l’expression de l’organisme, permettent à des jeunes comme Simon Bédard de s’évader du quotidien le temps d’un voyage.

Les participants sont accompagnés d’un médecin et d’un infirmier qui assurent la sécurité des jeunes, ces derniers étant en rémission ou suivant encore des traitements.

Treize autres jeunes provenaient du Québec, de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de la Colombie-Britannique et de l’Alberta.

« Ce que j’aime dans l’approche de l’organisme, c’est que dans le groupe ce sont des jeunes comme moi qui ont passé par les mêmes épreuves. Ça permet d’être plus naturel. Entre nous, on sait que nous sommes passés par quelque chose de difficile, mais on en parle pas, on ne se prend pas trop en pitié », explique Simon.

Amateur de plein air, le jeune homme a dû limiter ses sorties sportives en raison de la maladie. Son état le mettait en danger s’il se blessait en nature ou s’il se trouvait infecté par une bactérie.

« J’avais participé à une expédition semblable l’année passée, mais seulement une semaine puisque mon état ne permettait pas plus, car j’étais toujours en traitement. Cette fois, j’avais l’esprit bien plus tranquille, » confie-t-il.

Ce dernier a adoré la compagnie de ses camarades d’expédition. « On s’ennuie déjà ! On aimerait se revoir et on prévoit de refaire quelque chose cet été ! »

Vie normale

De retour de ce voyage dont il se souviendra toute sa vie, Simon Bédard compte reprendre une vie normale. Ses traitements lui ayant fait perdre une année scolaire, il a l’intention de rattraper le temps perdu dès son retour à l’école.

« Mon objectif serait de travailler au service à la clientèle en hôtellerie », anticipe-t-il.