Valérie Arseneau racontait l'histoire du manoir Maplewood aux visiteurs, au profit de la fondation Entraide Jeunesse François Godbout. Plus de 1000 $ ont été amassés, une somme qui sera injectée dans les écoles de Waterloo.

Raconter l'histoire au profit des écoles

Le manoir Maplewood était ouvert à tous, samedi dernier, pour la modique somme de 5 $. Une visite guidée d'une trentaine de minutes permettait de faire un saut dans le temps, en plus de contribuer à un effort collectif pour promouvoir l'accès aux activités sportives, artistiques et culturelles chez les jeunes de Waterloo.
Le manoir Maplewood, construit en 1864, a d'abord été la maison du premier maire de Waterloo, puis un couvent. C'est aujourd'hui un hôtel.
« Depuis les rénovations, cela nous a été demandé très souvent. Les gens souhaitaient qu'on fasse une journée portes ouvertes où ils pourraient venir visiter », explique Valérie Arseneau, copropriétaire du manoir Maplewood depuis 2012. C'est elle et son conjoint Martin Bouchard qui ont revampé la résidence du premier maire de Waterloo, Asa Belknap Foster.
Le bâtiment, qui date de l'an 1864, a d'abord été la maison du premier maire de Waterloo, puis un couvent. C'est un hôtel depuis 2015. Une visite historique a donc été organisée par l'administration de l'hôtel, des membres d'Entraide Jeunesse, ainsi que par des professeurs-­bénévoles des trois écoles de Waterloo pour souligner le 150e anniversaire de la municipalité.
« On a décidé de le faire parce qu'on voulait s'associer avec la cause de M. Godbout [Entraide Jeunesse], qui a été à l'école au couvent », souligne la copropriétaire. « Ça avait toute une signification. »
Les résidents de Waterloo et les touristes avaient droit à l'histoire de la famille Foster et à celle du couvent. « C'est comme une petite journée au musée, aujourd'hui », souligne Mme Arseneau. La journée était complètement réservée pour la cause. Toutes les chambres étaient disponibles pour les visiteurs­, et ce, à coût réduit.
La visite regorgeait d'anecdotes amusantes, comme celle de l'ancienne salle de piano. À l'époque du couvent, chaque fille devait pratiquer le piano une heure par jour... et il y avait 60 filles au couvent !
Des pianos de pratique étaient alors présents dans presque la totalité des pièces de l'immense demeure de trois étages. 
Les fonds pour les jeunes
Les fonds amassés dans la journée, soit les 5 $ de coût d'admission pour la visite, le 75 $ par personne participant à un souper-­bénéfice sur place, et la nuitée à 30 % de rabais pour ceux qui souhaitaient allonger leur séjour allaient à la fondation Entraide Jeunesse François Godbout­, qui les redistribuera dans les différentes écoles de Waterloo­ (L'Orée-des-Cantons­, Wilfrid-Léger et Waterloo Elementary­ School) pour promouvoir et faciliter l'accès aux activités sportives­, artistiques­ et culturelles.
Parmi les bénévoles, on retrouvait de nombreux enseignants de la municipalité, dont Christine Cantin­ de Wilfrid-Léger. « On est trois profs de mon école qui sont venus parce qu'on s'est dit : "il faut qu'on fasse quelque chose, on ne peut pas se laisser donner de l'argent par la fondation sans contribuer" ».
« Ça fait 30 ans que j'oeuvre à Wilfrid-­Léger dans l'enseignement. Je voulais donner mon petit coup de pouce », dit-elle.
Bilan
Au total, près de 300 personnes ont visité le manoir samedi, dont des enfants de moins de 12 ans, pour qui l'entrée était gratuite. Le souper-bénéfice et l'invitation à coucher n'ont cependant pas eu le succès escompté. Plus de 1000 $ ont été amassés pour les écoles de Waterloo.