Gérard Beaudry qualifie Jean Garon de ministre de l'Agriculture « exceptionnel ».

Que de bons mots pour Jean Garon

Jean Garon a fait bonne impression chez des gens de la région, qui n'ont que de bons mots à l'endroit de l'ancien politicien décédé mardi. « Le souvenir que je garde de lui, c'est qu'il a été un ministre de l'Agriculture exceptionnel. Un des meilleurs que le Québec a connu, peu importe l'allégeance politique », laisse tomber Gérard Beaudry sans détour.
L'agriculteur de Granby, qui a déjà affiché ses couleurs péquistes, n'a pas eu l'occasion de rencontrer Jean Garon en personne. Il l'a souvent vu et entendu, toutefois, dans divers rassemblements et événements à caractère agricole. Son franc-parler le distinguait des autres politiciens. Le fait qu'il jouait franc-jeu aussi. « Cet homme a apporté des choses concrètes. Surtout les politiques qu'il a établies pour l'auto-suffisance agroalimentaire du Québec, dit-il. René Lévesque lui avait donné carte blanche pour faire du Québec un pays autonome. »
Le Joachimien Jean-Roch Marois, lui, a souvent côtoyé Jean Garon durant ses années à la tête du ministère de l'Agriculture. Souverainiste convaincu, homme extrêmement dynamique, boute-en-train, M. Marois ne manque pas de qualificatifs quand vient le temps de décrire le coloré politicien. « Quand il a fait la loi sur le zonage agricole, ç'a été une grande réussite pour le Québec », relate-t-il. « Il a aussi mis sur pied les Floralies. C'est à partir de là que les Québécoises et les Québécois se sont mis à fleurir leurs terrains! »
L'ancien député de Lévis a laissé sa marque, estime M. Marois. « Il travaillait pour la classe modeste. Et avec lui, on avait des réponses. » En lisant la biographie de Jean Garon, Pour tout vous dire, publiée l'an dernier, Jean-Roch Marois a revécu avec plaisir plusieurs anecdotes de cette époque. « En réunion, il fallait que ça se termine de bonne heure. Il disait toujours : faut que j'aille traire mes vaches! »
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