Alfonso Gagliano

Quatre prix pour Vignoble Gagliano

Le Vignoble Gagliano de Dunham a raflé plusieurs prix à l’occasion d’un prestigieux concours vinicole à New York. Son propriétaire Alfonso Gagliano est particulièrement fier de ses produits qui commencent à rayonner à l’international.

« On a proposé cinq vins et on a récolté quatre médailles. C’est une bonne moyenne au bâton ! », s’exclame celui qui est propriétaire du Vignoble Gagliano depuis une décennie et notamment ancien ministre fédéral.

Les quatre vins décorés lors du Finger Lakes International Wine Competition sont tous du millésime 2016. Le mousseux blanc Donna Livia et les vins rouges Barricato et Frontenac noir ont chacun récolté une médaille d’argent. Le Levante, un vin blanc, s’est vu attribuer la médaille de bronze.

« C’était un été extraordinaire, beau et chaud, pas beaucoup de pluie, mais beaucoup de soleil et de chaleur et c’est ça que la vigne a besoin pour donner de bons fruits », se rappelle M. Gagliano, joint au téléphone à son vignoble de Dunham.

« Ce n’est pas la première fois qu’on participe à l’international, mais maintenant que nos produits sont dans les SAQ et les épiceries Metro, on a cru bon de le publiciser », explique-t-il.

Depuis 2008
Alfonso Gagliano a acheté en 2008 le vignoble Les Blancs Coteaux dont les plus anciennes vignes profitaient du soleil de Dunham depuis 1989. Plus qu’un projet de retraite, la culture de la vigne représente une véritable passion pour l’ancien ténor politique. Déjà, dans les années 70, il achetait des raisins au marché Jean-Talon à Montréal pour faire son propre vin à la maison.

Le vigneron rit lorsqu’on lui demande si ses vins actuels sont meilleurs que ce qu’il faisait à cette époque. « Définitivement ! Disons qu’avec les années on le fait de façon plus professionnelle, mais même à cette époque, je suivais les manuels et les techniques. »

Nouveaux cépages
On sent la passion de M. Gagliano bien présente lorsqu’il parle de sa production vinicole.

Ses quelque 50 000 vignes sont surtout, comme dans la presque totalité des vignobles québécois, des cépages dits « rustiques », soit des hybrides adaptés au climat québécois. C’est donc la qualité du sol et l’expérience du vigneron qui font la différence dans l’obtention du produit final.

« Ce sont des cépages qu’on doit apprendre à vinifier », explique M. Gagliano. Nous nous sommes améliorés chaque année avec l’expérience et la technologie. Ça nous permet maintenant de faire d’excellents vins. »

Le Sicilien d’origine tente également d’acclimater des cépages venus tout droit du vieux continent. « On a du chardonnay qu’on a planté il y a deux ans et du cabernet franc. On va voir ce que ça va donner dans quelques années », dit-il.

S’il réussit son pari, il serait l’un des seuls vignerons de la région, voire du Québec, à mettre en bouteille ces raisins habitués au climat plus clément de l’Europe.

À 76 ans, Alfonso Gigliano est toujours bien impliqué dans les activités du vignoble.

« Ce matin, je me suis levé à 4 h. On embouteille la semaine prochaine et j’avais des travaux à faire avant. En même temps, quand les gens arrivent, je m’assure que chacun aille à sa job ! » lance-t-il.