Joindre l’utile à l’agréable tout en réduisant son empreinte écologique: voilà l’objectif du projet de covoiturage spontané élaboré par Alexandre Legault et Marie-Ève Bélanger-Southey.
Joindre l’utile à l’agréable tout en réduisant son empreinte écologique: voilà l’objectif du projet de covoiturage spontané élaboré par Alexandre Legault et Marie-Ève Bélanger-Southey.

Quatre idées pour changer le monde

Que ce soit grâce à leur fibre artistique ou environnementale, l’originalité et l’implication de cinq jeunes adultes de la région seront récompensées par les toutes premières Bourses propulsion jeunesse, lancées par la MRC Brome-Missisquoi en novembre dernier. Les lauréats et leurs projets ont été dévoilés lundi. Et si leurs idées semblent aux antipodes les unes des autres, elles ont tout de même le point commun de vouloir faire de la région un lieu où il fait un petit peu mieux vivre.

Le caractère innovant et original des projets, de même que leur capacité à susciter la mobilisation de la communauté tout en mettant en valeur Brome-Missisquoi, a été pris en compte dans leur évaluation. 

Ce faisant, dix projets, reçus au terme d’un appel lancé auprès des jeunes de 15 à 39 ans, ont été présentés au grand public sur le site faislemove.ca. Quatre d’entre eux ont ensuite été sélectionnés par un jury.

C’est à travers la créativité que Maude Lecours envisage de bâtir des ponts et de tisser des liens avec les nouveaux venus qui choisiront Brome-Missisquoi comme terre d’accueil.

Se raconter à travers l’art

L’art n’a pas de langue ni de limites. C’est à travers la créativité que Maude Lecours envisage de bâtir des ponts et de tisser des liens avec les nouveaux venus qui choisiront Brome-Missisquoi comme terre d’accueil.

« J’ai eu la chance de rencontrer des nouveaux arrivants dans le cadre du tournage d’une vidéo dans Brome-Missisquoi, raconte la principale intéressée. Ils ont tous une belle histoire à raconter, mais pas de plateforme ou de lieu pour apprendre à se connaître. »

Cette plateforme, Mme Lecours souhaite la leur offrir sous la forme d’un canevas. Dans le cadre d’une série de rencontres propices aux échanges, Mme Lecours, l’artiste en arts visuels Marie-Claude Lord ainsi qu’un nouvel arrivant dans la région prendront place pour peindre, dessiner et se raconter sur des papiers légèrement translucides. Les oeuvres réalisées seront ensuite superposées au terme de la séance. « En les juxtaposant, on crée quelque chose de nouveau », indique l’instigatrice du projet.

Le résultat fera l’objet d’une exposition à la Galerie Arts Plus du 8 au 30 août prochain. Il sera possible d’acheter les créations, dont la moitié des profits seront remis aux nouveaux arrivants qui entament un nouveau chapitre de leur vie dans Brome-Missisquoi.

Covoiturage spontané

Joindre l’utile à l’agréable tout en réduisant son empreinte écologique : voilà l’objectif du projet de covoiturage spontané élaboré par Alexandre Legault et Marie-Ève Bélanger-Southey.

« Il y a suffisamment de véhicules sur les routes avec assez de sièges vides pour qu’on puisse amener une alternative à ce qu’on connaît déjà dans le transport en commun, adapté ou le taxi, explique M. Legault. Il faut mettre à profit les véhicules qui sont déjà en circulation. »

Le covoiturage spontané est une démarche qui s’inscrit dans une « réflexion sur la décroissance », poursuit le jeune homme. « Ce ne sont pas toutes les familles qui ont plus d’une voiture, et ce n’est pas tout le monde qui en possède une ou qui veut en avoir une, dit-il. De plus, la difficulté à se déplacer dans la région quand on n’a pas de voiture est un grand frein à l’établissement dans la région. »

Le covoiturage spontané consiste dans la mise en place de parcours interurbains le long desquels des panneaux d’arrêt aux couleurs du service permettraient à des personnes ayant besoin de se déplacer d’attendre le passage d’un véhicule pouvant les y mener. La première phase du projet viserait l’élaboration d’une ligne liant Frelighsburg à Cowansville, en passant par Dunham.

La bourse sera utilisée pour définir l’identité visuelle du nouveau service, imprimer des cartes de membres et des autocollants à apposer sur leurs voitures, de même que la conception des panneaux d’arrêt. 

Le service sera gratuit pour ses utilisateurs, précise M. Legault. « On va aussi aller chercher des partenaires dans le milieu des affaires et auprès des municipalités. Qui sait s’ils voudront avoir un arrêt chez eux ! », lance-t-il.

Briser les stéréotypes associés au genre dès l’enfance, voici la mission que s’est donnée Amélie Normandin en mettant sur pied des activités éducatives et de sensibilisation destinées aux tous petits.

Halte aux stéréotypes

Briser les stéréotypes associés au genre dès l’enfance, voici la mission que s’est donnée Amélie Normandin en mettant sur pied des activités éducatives et de sensibilisation destinées aux tous petits, ateliers qu’elle souhaite maintenant adapter aux enfants d’âge primaire.

« C’est un projet que j’ai commencé il y a un an, raconte celle qui poursuit des études féministes à l’université. J’utilise beaucoup la littérature jeunesse, dans le cadre d’heures du conte ou en milieu de garde. Je l’ai également fait l’été dernier dans les camps de jour et je voudrais maintenant pousser le concept plus loin en adaptant les ateliers pour chaque niveau du primaire. »

Scénarios dépeignant différentes inégalités entre les sexes au quotidien, exemples, réflexions et discussions avec les enfants : Mme Normandin souhaite « déconstruire l’idée qu’il y a des choses exclusivement pour les garçons et d’autres pour les filles ». « Ce sont des barrières qu’on met des deux côtés et qui peuvent avoir des conséquences toute la vie, croit la jeune femme. Par exemple, on brime les garçons en les empêchant de jouer avec des poupées. Pourtant, ça les prépare à jouer leur rôle de père et leur apprend aussi un sens des responsabilités. »

Choyée par l’offre de services en loisirs de Sutton où elle demeure depuis cinq ans, Gabrièle Laliberté a toutefois relevé un manque à celle-ci: les arts du cirque. C’est donc tout naturellement qu’elle a proposé la tenue d’un événement familial d’initiation aux disciplines du cirque.

Du cirque pour tous

Choyée par l’offre de services en loisirs de Sutton où elle demeure depuis cinq ans, Gabrièle Laliberté a toutefois relevé un manque à celle-ci : les arts du cirque. « C’est la seule chose qu’on n’a pas, ou presque », explique la maman de deux enfants.

Heureux hasard, une de ses amies de longue date gagne sa vie dans ce domaine ; c’est donc tout naturellement qu’elle a proposé la tenue d’un événement familial d’initiation aux disciplines du cirque.

« Pour commencer, on va tenir une journée familiale destinée à la découverte des arts du cirque, mais j’aimerais qu’il y ait une suite, probablement avec des artistes locaux », affirme Mme Laliberté.

Si la date et l’endroit ne sont pas encore déterminés, on sait toutefois que cette journée aura lieu au début de l’été et qu’elle se tiendra à l’extérieur. 

Chaque bourse est composée d’un montant de 2000 $.