Stéphanie Gendreau, présidente de la Fondation Je pars du bon pied et maître d’œuvre de la soirée Robin des Bois, est fière d’avoir récolté 30 107$ pour habiller les enfants défavorisés de Granby.

Quand une paire de souliers change tout...

Si une chose unissait les participants à la soirée Robin des Bois pour la Fondation Je pars du bon pied, c’est le bonheur de poser un geste concret pour les enfants. Près de 210 personnes ont ainsi décidé de donner 200 $ pour les enfants défavorisés de Granby. La somme de 30 107 $ aidera à financer l’achat de souliers, de bottes et d’habits de neige pour les enfants d’écoles primaires et de garderies.

« Avec le succès de l’événement l’an dernier, on a pu distribuer 1000 paires de bottes et d’espadrilles. On est en augmentation de 41 % par rapport à il y a deux ans », relève Stéphanie Gendreau, présidente de la Fondation et maître d’œuvre de la soirée.

Non seulement les enfants de familles moins bien nanties peuvent se chausser convenablement, mais aussi se garder au chaud durant l’hiver, car près de 250 habits de neige ont été distribués avec la collaboration de Pneus Robert Bernard en 2018.

Lors de la première mouture, l’an dernier, la soirée avait permis d’amasser 21 850 $.

« Ça nous rejoint parce que c’est les valeurs familiales, explique Dominique L’Heureux de chez Pneus Robert Bernard. Il faut qu’on soit là parce que c’est notre relève. Il n’y a pas de raison marketing. »

Un impact direct

Si se procurer une paire de souliers neuve peut sembler un geste anodin pour certains, des familles granbyennes pensent tout le contraire.

« Des souliers, c’est la base. Mais quand tu n’as pas de bottes pour aller dehors à l’école, ça veut dire que tu ne peux pas aller à la récréation. Même chose si tu n’as pas d’espadrilles, tu ne peux pas aller faire du sport », souligne Mme Gendreau.

Elle raconte qu’une petite fille s’est déjà mise à pleurer parce qu’elle n’avait jamais senti l’odeur des souliers neufs. « Ça avait beau être un soulier de course, mais pour elle, c’était la chaussure de Cendrillon », relate-t-elle, l’œil larmoyant.

La Fondation peut, entre autres, compter sur le soutien du Sports Experts de Granby, qui offre des chaussures et des accessoires d’hiver.

Propriétaire du magasin, Serge Tremblay ne le cache pas : il adore redonner à la société. « Au-delà de tout ça, je vois le résultat auprès des familles. On pense à donner des sous à l’autre bout du monde alors qu’à Granby, le besoin est là », lance-t-il.

Quant à elle, Mme L’Heureux n’aurait pas pensé avoir un impact si important dans la vie de familles d’ici. « On a eu des commentaires de mamans qui nous disaient “vous ne savez pas comment vous nous allégez les épaules” », explique-t-elle.

Près de 210 personnes se sont déplacées lors de la soirée Robin des Bois.

Mobilisation

Pour faire de l’événement un succès, des gens d’affaires ont mis l’épaule à la roue en passant le mot dans leur réseau de contacts.

C’est notamment le cas des parrains d’honneurs de l’événement, une douzaine d’industriels de Granby formant le Groupe DMS.

« Il y en a pas mal qui ont fait aller leur réseau de contacts pour attirer les gens. Certains sont pas mal plus performants que d’autres », indique André Moïse, de Laser AMP, le cœur à la fête.

Ce dernier raconte qu’il a décidé d’appuyer la cause pour son aspect local et parce qu’elle touche particulièrement les jeunes.

L’ambiance était propice aux échanges, car des sections avaient été aménagées pour allier gastronomie et amusement.

Des stations gourmandes, personnalisées selon la table du partenaire, ont été ajoutées cette année. « Par exemple, pour Desjardins on retrouve un jardin, alors que pour Pneus Robert Bernard, il y a des beignes », explique Mme Gendreau en soulignant que la soirée gastronomique se veut un événement haut de gamme qui sort de l’ordinaire. « On voulait réinventer les collectes de fonds », avance Mme Gendreau.

La soirée Robin des Bois s’inspire de l’adage « prendre aux riches pour redonner aux plus pauvres »... Cette expression a pris tout son sens, mercredi soir, à L’Attelier Archibald.