Les travailleurs représentent désormais 14,65% des gens à qui SOS Dépannage vient en aide, une hausse de presque 5% en un an. «Ce n'est pas normal», réagit la coordonnatrice de l'aide communautaire chez SOS Dépannage Moisson Granby, Micheline Gratton.

Quand travailler ne suffit plus

Est-ce qu'avoir un emploi est suffisant pour manger à sa faim? Rien de moins sûr en regardant de près les données de SOS Dépannage Moisson Granby, qui a vu doubler le nombre de travailleurs faisant appel à son service de banque alimentaire.
Au cours de l'année 2012-2013, l'organisme a aidé 1063 personnes, contre 533 en 2011-2012. Du jamais vu depuis 11 ans, s'inquiète la coordonnatrice de l'aide communautaire Micheline Gratton. «L'économie ne va pas bien. Toutes les banques alimentaires le ressentent.»
Les travailleurs représentent désormais 14,65% des gens à qui SOS Dépannage vient en aide, une hausse de presque 5% en un an. C'est plus que la moyenne québécoise, établie à 10,2% par Banques alimentaires Canada. «Ce n'est pas normal», réagit-elle. D'ailleurs, l'organisme qui a pignon sur la rue Matton a enregistré une hausse de 39% du nombre de personnes qu'il avait nourries l'an dernier, toutes catégories confondues.
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