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L’utilisation du couvre-visage est à proscrire. La Santé publique préconise plutôt le port du masque.
L’utilisation du couvre-visage est à proscrire. La Santé publique préconise plutôt le port du masque.

Propagation de la COVID: le port inadéquat du masque souvent en cause

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
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Plus d’un an après le début de la pandémie, on pourrait croire que toutes les consignes qui entourent le port du masque sont assimilées par la population. Or, les résultats d’enquêtes épidémiologiques de la Santé publique démontrent que plusieurs personnes propagent le virus, ou en sont infectées, parce qu’elles n’utilisent pas adéquatement cet outil de protection.

«Il y a des défis dans le port du masque et la compréhension que les gens ont comme élément de protection, a indiqué en point de presse mardi Dre Geneviève Petit, médecin-conseil à la Santé publique de l’Estrie (...) Malheureusement, c’est démontré que dans des éclosions importantes, on sait qu’il y a plus de transmission quand une personne contagieuse est dans un rassemblement de personnes dans un endroit restreint. Et en l’absence de protection, on sait qu’il peut y avoir facilement transmission. Encore plus quand on fait face à des variants.»

Selon cette dernière, près de 75% des cas de COVID en Estrie sont actuellement liés à des variants.

Parmi les critères pris en compte dans les enquêtes épidémiologiques, on identifie la distance entre les personnes infectées, la durée du contact, sa nature et le lieu où il s’est produit. «On évalue aussi le port d’un masque qui permet une bonne protection entre le cas [ayant déjà le virus] et les personnes rencontrées dans un milieu», a mentionné Dre Petit. Elle a notamment cité en exemple le fait que beaucoup de cas de propagation du virus ont été répertoriés lors de covoiturage.

Quatre caractéristiques

Les équipes qui étudient les cas de COVID considèrent quatre critères pour le port du masque. Premièrement, on valide la qualité du masque. Deuxièmement, son port adéquat. Suivent son entretien et son remplacement si nécessaire.

Dre Geneviève Petit, médecin-conseil à la Santé publique de l’Estrie.

En ce qui concerne la qualité, il faut d’abord faire la distinction entre un couvre-visage et un masque. Le couvre-visage est fait de tissus ou de matériels variés, alors que le masque est conçu pour épouser le plus efficacement possible le visage et éviter la propagation d’aérosols, soit de fines particules pouvant contenir le virus.

Pour s’assurer d’avoir un masque de qualité, on doit rechercher trois «normes». On peut les retrouver sur la boîte ou directement sur le site du fabricant. La plus fréquente au Québec est ASTM. «Et il faut chercher le F2100», a spécifié la Dre Petit. Également, un des logos utilisés par le Bureau de la normalisation du Québec (BNQ) peut être identifié sur le produit. Idem en ce qui concerne le sceau d’approbation européen (EN).

Pas de couvre-visage

Pour éviter la propagation du virus, la Santé publique recommande le masque au couvre-visage. «Les gens pensent faire une bonne pratique en portant un couvre-visage. Mais, on sait maintenant, dans les enquêtes, que ces personnes pourraient devenir des contacts modérés, a fait valoir la médecin-conseil. Le variant étant plus transmissible, on a changé notre façon d’intervenir.»

Ainsi, au terme de certaines enquêtes, la Santé publique demande que des personnes portant le couvre-visage s’isolent, contrairement à d’autres qui utilisent le masque.

Ajustement

Une des erreurs fréquentes que font les gens consiste à ne pas ajuster correctement leur masque, ce qui accroît considérablement le risque de transmission du virus. Un bon masque doit couvrir entièrement le nez, la bouche et le menton. L’adhésion aux côtés du visage est aussi très importante. «Les gens qui ont un petit visage ont tendance à croiser les élastiques, a souligné la représentante de la Santé publique. Finalement, on a une moins bonne couverture. On doit plutôt ajuste avec la bande nasale et tout simplement faire un petit noeud au bout des élastiques pour les raccourcir.»

De plus, «un masque ne devrait pas traîner dans une poche, un sac ou une sacoche. On ne peut moins assurer la protection et la qualité d’un masque quand il n’est pas bien rangé.»

Notons que chaque masque devrait être remplacé après un maximum de quatre heures d’utilisation ou lorsqu’il est souillé ou mouillé.