«Les soumissions sont sorties beaucoup plus basses qu'on pensait. On voit qu'il y avait de l'intérêt des entreprises en construction pour ces projets», fait remarquer le maire Arthur Fauteux.

Projets d'infrastructures: les soumissions bien en deçà des prévisions

Les deux mégaprojets d'infrastructures municipales planifiés cette année dans les rues de Cowansville devraient coûter moins cher que prévu. Les travaux étaient estimés à 11 855 339 $, mais les soumissions reçues permettraient de les réaliser au coût de 8 679 198 $, plus du quart (26,79 %) moins cher.
« Les soumissions sont sorties beaucoup plus basses qu'on pensait. On voit qu'il y avait de l'intérêt des entreprises en construction pour ces projets », fait remarquer le maire Arthur Fauteux. « Il peut y avoir des dépassements de coûts, des surprises, mais on a une bonne marge de manoeuvre pour y faire face. »
D'ici quelques semaines, la réfection complète des rues Bernard, Dieppe, Christophe-Colomb, Saint-Paul, Saint-Charles et D'Iberville s'amorcera. En plus du bitume et des trottoirs, les conduits d'aqueduc et d'égout seront remplacés et un égout pluvial sera installé. La compagnie St-Pierre et Tremblay se chargera des travaux.
L'autre projet majeur, qui sera lancé un peu plus tard, concerne les rues Willard, Westmount, John et Caroline. Le chantier sera confié à la compagnie Germain Lapalme & Fils.
Les deux projets ont fait l'objet de discussions depuis quelques années à l'hôtel de ville. L'avancement de ceux-ci a permis à la Ville d'être une des premières au Québec à déposer des demandes au Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées. Ce programme prévoit que le fédéral subventionnera 50 % des coûts admissibles, le Québec 33 % et les municipalités 13 %.
Labbé inquiète
La réalisation de tous ces travaux inquiète la conseillère Corinne Labbé. En assemblée mardi, elle a parlé des nombreux coûts additionnels payés depuis le début de l'année dans différents projets. Ses calculs l'amènent à dire que ces coûts atteignent 1,280 million de dollars, surtout en lien avec la démolition du pont Eugène-Boisvert et le développement du parc industriel Sud-Ouest. La Ville, durant cette même période, a également dépensé un million de dollars sur d'autres contrats où elle ne bénéficie- d'aucune subvention.
Mme Labbé a demandé au conseil qu'une nouvelle estimation de la dette à la fin de l'année soit réalisée. « Il faut avoir une idée d'où on s'en va avec notre endettement », a-t-elle dit.
Peu intéressé par un autre affrontement avec la représentante du quartier Ruiter sur la question de la dette, M. Fauteux a dit que la Ville se portait bien financièrement. La municipalité, a-t-il dit en marge de l'assemblée, est en mesure de réaliser des économies parce qu'elle était prête à présenter de gros projets aux paliers supérieurs de gouvernement. « Mme Labbé peut arriver avec tous ses calculs, ça ne changera pas les faits qu'on s'en tire très bien. »