Des jeunes qui ont immigré au Canada depuis environ un an ont été invités à participer à une journée culturelle à l’école Wilfrid-Léger de Waterloo afin de découvrir les traditions du temps des Fêtes au Québec, chansons à répondre incluses!
Des jeunes qui ont immigré au Canada depuis environ un an ont été invités à participer à une journée culturelle à l’école Wilfrid-Léger de Waterloo afin de découvrir les traditions du temps des Fêtes au Québec, chansons à répondre incluses!

Projet scolaire à Waterloo: échange culturel et découverte de traditions

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Balade en carriole. Repas typique du temps des Fêtes. Décoration de biscuits en pain d’épice. Joute de hockey sur glace. Chansons à répondre. Une soixantaine de jeunes de classes d’accueil de Montréal ont été invités à découvrir les traditions purement québécoises lors d’une fête de Noël d’antan et d’aujourd’hui organisée par des élèves de l’école secondaire Wilfrid-Léger de Waterloo.

Les sourires étaient nombreux dans la salle de la Légion royale canadienne de la rue Lewis, jeudi matin. Un groupe musical offrant des classiques du temps des Fêtes, des rigodons en passant par des chansons à répondre, avait de quoi vous plonger dans une ambiance festive. Sans oublier les effluves des tourtières et du ragoût sortis tout droit du four. Tout était en place pour un véritable réveillon de Noël d’antan et d’aujourd’hui.

« Le but est de nous rassembler, de leur faire découvrir notre culture, nos traditions. C’est une belle expérience », fait savoir Rose-Marie Couture, qui figure parmi la soixantaine d’étudiants en cinquième secondaire impliqués dans le projet.

« C’est vraiment un beau moment », renchérit Elena Yarnold-Brosseau.

Le groupe d’étudiants — et les membres du personnel de la polyvalente — a accueilli une soixantaine de jeunes âgés de 12 à 17 ans de classes d’accueil de l’école Cavelier-de LaSalle, à Montréal. Leurs racines sont en Afrique, en Inde, en Chine et en Corée, entre autres. La plupart d’entre eux vivent au Canada depuis environ un an.

Correspondance

Les jeunes de Waterloo et ceux de Montréal ont débuté une correspondance à l’automne, dans le cadre du projet scolaire qui s’échelonne sur cinq mois, d’octobre à février. Ils se décrivent, racontent d’où ils viennent et ce qui les passionne.

Ce projet touche quatre matières scolaires : français, histoire, arts et éthique et culture religieuse. « C’est un beau programme », estime Daniel Noiseux, directeur de la polyvalente waterloise.

L’objectif est de faire découvrir les cultures et racines de chacun en créant des rencontres où les jeunes peuvent échanger davantage.

« On voit que ce sont des adolescents qui ont plein de choses en commun », constate Alissa Gosselin, enseignante d’une classe d’accueil qui participait à la fête jeudi.

Les jeunes ont d’abord été accueillis à l’école secondaire, où ils ont eu droit à une visite des lieux. La journée s’est poursuivie par la décoration de biscuits en pain d’épice, puis par une promenade en carriole tirée par des chevaux pour les conduire jusqu’à la salle de la Légion royale canadienne où se déroulait la fête.

Après un repas traditionnel et une musique festive sur laquelle quelques jeunes se sont amusés à danser, un programme tout aussi chargé les attendait en après-midi : patinage et hockey sur glace et jeux de société. « On leur montre vraiment à quoi ça ressemble dans le temps des Fêtes », indique Elena.

Le projet, qui en était à sa deuxième année, se poursuivra en janvier. Les étudiants de Waterloo se rendront à leur tour à l’école que fréquentent quelque 2100 nouveaux arrivants. Kiosques pour découvrir les pays d’origine des jeunes, dégustation de mets typiques, danse et conteur de légendes seront entre autres au programme de cette journée.

« On crée un choc culturel pour nos étudiants parce que ce sont eux qui seront en minorité visible. C’est cosmopolite », indique Stéphanie Rondeau-Chaput, coordonnatrice du projet et animatrice vie spirituelle et engagement communautaire à l’école secondaire Wilfrid-Léger.

Ces rencontres sont d’ailleurs le point culminant du projet où l’ouverture à la diversité est au coeur des échanges. « Ils découvrent leurs racines, leurs traditions. Ils découvrent que leurs différences peuvent être complémentaires », fait valoir Mme Rondeau-Chaput.