Les têtes dirigeantes alléguées André Madore (à gauche) et Richard Skinner seront jugées lors de procès séparés.

Projet Muraille: un premier procès fixé

Les personnes toujours accusées à la suite de l'opération antidrogue Muraille devront patienter encore plusieurs mois avant de subir leur procès.
Le tribunal a fixé au 8 janvier 2018 le début des audiences principales pour environ la moitié de la trentaine d'hommes arrêtés à la suite de la descente policière de juin 2016. L'opération avait mis au jour un important réseau de trafic de cocaïne, métamphétamines, ecstasy, cannabis et haschich dans la région de Granby.
De nombreuses requêtes de la défense et de la Couronne seront entendues entre-temps afin de préparer le procès du premier groupe. Les accusés ont été séparés de façon géographique : ceux qui habitaient au nord de l'autoroute 10 et ceux qui étaient domiciliés­ au sud.
Le groupe « Granby » a comme tête dirigeante alléguée André Madore, 49 ans, tandis que le chapitre « Cowansville » était dirigé, selon la police, par Richard Skinner­, 44 ans. M. Skinner devra aussi faire face à des accusations supplémentaires de menaces de mort et d'intimidation envers une personne associée au système de justice.
Comme la plupart des accusés, MM. Madore et Skinner ont été gardés détenus durant les procédures judiciaires qui se tiennent, pour des raisons de sécurité, au palais de justice de Sherbrooke. 
Plaidoyers
Carl Martel et Rocky Lapointe, tous deux de Granby, ont de leur côté récemment plaidé coupables aux accusations qui pesaient contre eux. Leur sentence sera connue au cours des prochaines semaines. Au moins un autre accusé, Benoît Morin, a aussi plaidé coupable et reçu sa sentence pour possession de cannabis et d'arme sans permis.
Il y a un an, une trentaine de véhicules avaient été saisis et 53 résidences perquisitionnées à Bromont, Cowansville, Farnham­, Roxton Falls, Roxton Pond et Waterloo dans le cadre du projet Muraille. Un centre d'entraînement de Saint-Jean-sur-Richelieu ainsi qu'un gym de Granby avaient aussi reçu la visite des policiers. 
Selon les autorités, les membres du réseau n'hésitaient pas à user de violence­, d'intimidation et de menaces.