Sarah et Cathy Bernard ont élaboré un projet qui nécessite des investissements de plus de 500 000 $ pour bonifier l’offre agrotouristique de l’Érablière Bernard­.

Projet majeur pour les 100 ans de l'Érablière Bernard

Construction d’un musée-boutique et développement d’un jeu de rôle : l’Érablière Bernard à Granby prévoit investir plus de 500 000 $ pour bonifier son offre agrotouristique, d’ici à ce qu’elle célèbre son 100e anniversaire en 2020.

Le gouvernement du Québec a d’ailleurs annoncé lundi par voie de communiqué une aide financière de 172 000 $ pour ce projet. L’aide provient du Programme de soutien aux stratégies de développement touristique, volet 2 — Appui à la Stratégie de mise en valeur du tourisme événementiel. 

Le projet, baptisé Divinement érable, a été élaboré par Cathy et Sarah Bernard. Les deux sœurs représentent la cinquième génération désormais à la barre de l’érablière familiale de la rue Denison Ouest. 

Une première étape sera réalisée cet automne, alors que des travaux seront lancés pour agrandir les installations actuelles. Non seulement un musée-boutique y sera aménagé, mais les cuisines seront aussi agrandies pour répondre à la demande générée par la nouvelle ligne de mets cuisinés offerte, a expliqué Cathy Bernard. 

« On veut faire en sorte que nos clients puissent vivre une expérience plus épanouie au niveau de l’érable », fait-elle valoir. 

Ceux qui souhaitent ainsi visiter les installations, en apprendre plus sur l’acériculture, déguster de la tire ou s’offrir un dessert — sans forcément manger un repas complet à la cabane, alors que l’endroit est déjà très achalandé durant le temps des sucres — pourront le faire au musée-boutique. 

Histoire familiale 

Les copropriétaires de l’érablière souhaitent aussi sortir des sentiers battus en élaborant un jeu de rôle, qui permettra la découverte et l’interprétation de l’acériculture à travers l’histoire de la famille Bernard. Ce nouvel ajout devrait être prêt pour 2020, alors que les Bernard souligneront leur 100e anniversaire dans l’érable. 

Déjà, les mets cuisinés sont porteurs de cette tradition familiale. Les produits sont identifiés à différents membres de la famille : les soupes et entrées de Ludger, les pâtés de Sarah, les desserts de Murielle, note Cathy Bernard.

« Chaque membre de la famille, des cinq générations, est attaché à une catégorie, mais il est aussi attaché à un bout d’histoire à travers le temps qu’on va faire revivre. On veut se servir de l’histoire familiale pour interpréter l’érable aussi par le jeu », dit Mme Bernard. 

Selon elle, il n’est toutefois pas prévu d’agrandir la salle de réception. Les associées disent ainsi vouloir conserver le caractère « familial et chaleureux » des lieux, qui seront néanmoins « pimpés » dans l’opération. 

L’érablière Bernard est passée de 400 érables entaillés en 1922 à 4000 aujourd’hui. Plus d’une dizaine d’agrandissements ont été réalisés au fil des ans, chaque génération y ayant mis sa touche. Ce sont les parents de Cathy et Sarah, Murielle et Réal Bernard, qui ont insufflé à l’érablière le volet plus commercial qu’on lui connaît, en ouvrant ses portes à des groupes de plus en plus grandissants depuis 1978.