Le projet annoncé sur le site du 1121 boulevard Industriel n’a jamais vu le jour.

Projet industriel non réalisé: Granby veut reprendre un terrain

La Ville de Granby a entrepris des démarches pour reprendre possession d’un terrain industriel qu’elle a vendu en 2016, car la construction de l’usine qui y a été annoncée n’a jamais vu le jour.

« En matière industrielle, on prévoit des clauses dans les contrats de vente pour s’assurer que, si le projet ne se réalise pas, on puisse remettre les terrains en disponibilité », a expliqué la directrice des services juridiques de la Ville de Granby, Catherine Bouchard.

Le terrain en question est situé sur le boulevard Industriel. Un investisseur jordanien, établi au Québec depuis quelques années, Haida Hamel Al Saedi, en avait fait l’acquisition en octobre 2016, au coût de 74 917 $, avec l’intention d’y construire une usine spécialisée dans le découpage d’acier au plasma.

Ce projet devait générer un investissement de quelque 3,4 millions $ et créer une douzaine d’emplois. Si quelques travaux d’excavation ont été réalisés l’an dernier sur le terrain, la construction de l’usine n’a jamais démarré.

Lors de ses derniers contacts avec les représentants de Granby Industriel, le promoteur a laissé savoir que les démarches, notamment en matière de financement, pour mener à bien son projet se sont révélées plus ardues que prévu. Il a aussi émis des doutes sur sa capacité à pouvoir réaliser le projet, affirme le directeur général de l’organisme, Patrick St-Laurent.

démarches

Comme les délais de construction précisés au contrat de vente n’ont pas été respectés, les démarches de rétrocession du terrain sont justifiées, fait valoir M. St-Laurent. Il avait été prévu dans l’offre d’achat entérinée à l’époque par la Ville que l’acquéreur aurait six mois pour construire la première phase de son usine. Il s’était aussi engagé à agrandir la bâtisse dans les douze mois suivant la signature de l’acte de vente.

À défaut de quoi, il est stipulé dans le contrat que la Ville peut exiger la rétrocession du terrain, d’une superficie de près de 150 000 pieds carrés, en remboursant à l’acquéreur 90 % du prix payé.

Tout semble indiquer, selon Catherine Bouchard, que le promoteur collaborera.

Selon le directeur de Granby Industriel, c’est la première fois qu’une telle situation se présente.

Cela a par ailleurs incité les dirigeants de l’organisme à revoir leurs façons de procéder. « À partir de maintenant, on va au moins faire des validations sur le financement des gens qui vont acheter un terrain pour s’assurer qu’on n’aura pas à revivre ce genre de situation là », dit Patrick St-Laurent.

Il a été impossible de joindre Haida Hamel Al Saedi.