Josée Houle, qui réside à quelques pas du 121, rue de L’Islet, a réitéré ses inquiétudes à l’endroit des projets lors de la période initiale de questions.

Projet domiciliaire rue de l'Islet à Bromont: les élus donnent leur aval

Malgré l’opposition de plusieurs résidants, le projet domiciliaire rue de L’Islet à Bromont pourra aller de l’avant. Les élus bromontois ont finalement tranché, lors de la séance du conseil lundi, en faveur de la démolition d’une demeure pour que soient construites des deux résidences sur le terrain.

Deux citoyens du secteur ont réitéré leurs inquiétudes à l’endroit de ces projets dès la première période de questions de l’assemblée. « On veut s’assurer de garder le caractère unifamilial de notre rue qui est un cul-de-sac. [...] Les plans qui nous sont proposés [comportent] des logements au rez-de-chaussée. Ce qui augmente la densité. On aimerait garder le caractère résidentiel plutôt que celui de villégiature », a indiqué Josée Houle, qui réside à quelques pas du 121, rue de L’Islet, où doivent être érigées les deux maisons. « Le but de [notre] intervention est d’éviter que des choses qui n’ont pas d’allure arrivent », a pour sa part fait valoir Pierre-Yves Pagé.

En réponse à l’intervention des deux citoyens, le maire de Bromont, Louis Villeneuve, a mis les choses en perspective. « Dans le dossier, on a pris acte de votre point de vue sincèrement, a-t-il dit. On est retournés à l’urbanisme. Il y a des choses qui ont été faites. Mais ultimement, le conseil municipal doit prendre une décision sur un projet, à la majorité ou à l’unanimité. [...] Est-ce que les décisions sont toujours parfaites pour tout le monde ? Je ne pense pas. Mais une chose est certaine, on fait de notre mieux. »

Questionnements

En fait, le dossier concerne la construction de deux demeures nécessitant la subdivision du lot. Pour ce faire, le démantèlement du bâtiment qui y est érigé est incontournable. Rappelons que le comité de démolition a donné le 22 janvier son aval aux promoteurs qui chapeautent les deux projets domiciliaires. Les citoyens avaient un mois pour contester la décision, ce qu’ils ont fait. Ils ont notamment remis en question les pentes de toit des deux éventuelles habitations puis le fait que, selon eux, l’architecture moderne des immeubles ne cadre pas bien avec les autres habitations dans le secteur. 

Prenant en compte tous ces paramètres de même que les recommandations du comité consultatif d’urbanisme (CCU), les élus ont donné leur aval aux deux projets. « Depuis la décision du comité de démolition, le plan d’implantation de la résidence projetée au nord du site a été revu afin de s’éloigner de 3 m de la ligne latérale de lot permettant ainsi de préserver davantage d’arbres et répondre à certaines préoccupations des citoyens du secteur », a lu le conseiller Michel Bilodeau à la foule regroupée à l’hôtel de ville, avant de suggérer « d’accepter le plan projet d’implantation révisé, daté du 26 février 2018, permettant la construction de la résidence projetée au nord du site ». La proposition a été entérinée à l’unanimité.