On voit ici quelques-uns des élus et représentants municipaux présents lors de la réunion: Yves Deslongchamps (Farnham), Normand Déragon (Bedford), Steve Lussier (Sherbrooke), Sylvie Dionne-Raymond (préfet MRC Brome-Missisquoi), Louis Villeneuve (Bromont) et Vicki-May Hamm (Magog).

Projet de train Montréal-Sherbrooke: «On fonce», affirme le maire de Bromont

Au terme d’une réunion tenue mercredi à Bromont, les élus et représentants d’organisations concernés par l’éventuelle liaison ferroviaire Montréal-Sherbrooke ont jeté les bases du projet. Tous sont au diapason au sujet des priorités, a indiqué le maire de Bromont, Louis Villeneuve, président et porte-parole du groupe, baptisé Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie (ACFEM).

« Cette rencontre, c’est le jour un pour moi. C’était difficile d’avoir les maires autour d’une même table. Pourtant, c’est un projet hyper important. Aujourd’hui, j’ai senti la motivation et l’engouement des maires et mairesses. On a pris le projet à bras le corps et on fonce », a fait valoir en entrevue le représentant du groupe.

La sécurité figure en tête de liste du projet. Vient ensuite le transport de marchandises et finalement le transport de passagers, a réitéré Louis Villeneuve.

« Le projet de remise à niveau des voies ferrées incluant entre autres le train reliant Sherbrooke et Montréal coûterait 300 millions $, selon le dernier rapport sur l’actualisation et la bonification des infrastructures logistiques ferroviaires entre les deux villes. Produit par Bluejay Advisors en avril, le rapport fait état d’investissements de 124 millions $ pour déplacer la gare de Farnham, de 91 millions $ pour la mise à niveau du chemin de fer et de 10 millions $ pour la construction d’une gare multimodale pour Sherbrooke et Magog », rapportaient samedi dernier La Voix de l’Est et La Tribune.

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Notons que « dans la description du projet, on indique que le train pourrait atteindre une vitesse maximale de 130 km/h entre Brossard et Bromont et de 100 km/h entre Bromont et Sherbrooke. » On peut également lire dans le document que le propriétaire de la majeure partie du chemin de fer, la Central Maine & Quebec Railway, ne veut pas investir pour mettre les infrastructures à niveau. L’entreprise américaine serait toutefois ouverte à les vendre pour 20 à 30 millions $, tout en préservant un droit d’exploitation. La participation des villes a été estimée à 21,5 millions $.

Subventions

On attend donc d’importantes subventions de Québec et d’Ottawa pour boucler le budget. « On s’en va vers la période électorale au fédéral. On va assurément exposer nos demandes », a mentionné Louis Villeneuve, soulignant qu’il n’a pas été question des chiffres évoqués dans l’étude de Bluejay Advisors lors de la rencontre de l’ACFEM, mercredi.

Les membres de l’Alliance doivent se réunir à nouveau au début septembre. 

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