Les députés de Brome-Missisquoi, Pierre Jacob, et de Shefford, Réjean Genest, s'inquiètent de ce que le gouvernement fédéral veuille soustraire des milliers de lacs et de rivières au Canada de la Loi sur la protection des eaux navigables. La mesure aura pour effet d'éliminer les évaluations environnementales lorsque différents projets de construction d'infrastructures toucheront ces cours d'eau.

Projet de loi C-45 : le NPD inquiet pour les lacs et rivières

La modification de la Loi sur la protection des eaux navigables par le gouvernement fédéral aura des conséquences graves sur la protection des milliers de lacs et rivières au pays, croient des députés néo-démocrates de la Montérégie et de l'Estrie.
Dans son projet de loi omnibus C-45, le gouvernement conservateur propose de restreindre l'étendue de sa Loi sur la protection des eaux navigables à 97 lacs et 62 rivières et autres cours d'eau au pays. Cette loi fait notamment en sorte que les projets de construction de ponts, barrages et digues dans des cours d'eau où la navigation est régie par le fédéral doivent être au préalable autorisés par le ministère des Transports, ce qui inclut aussi des évaluations environnementales.
Pour le député néo-démocrate de Brome-Missisquoi, Pierre Jacob, le dessein des conservateurs est de faciliter la réalisation de projets de construction d'oléoducs. Le fédéral, selon lui, n'aura plus à produire des évaluations environnementales, laissant le champ libre aux compagnies pétrolières. «On abandonne l'environnement et la protection de l'eau, des berges et de la faune aquatique. Ce gouvernement ne veut plaire qu'aux pétrolières», conclut-il.
Flanqué hier matin en conférence de presse à Lac-Brome des députés de Shefford, Réjean Genest, et de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, M. Jacob a promis de mener bataille contre cette mesure. «Je suis très inquiet. On va alerter la population des dangers qui guettent nos lacs et rivières.»
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