Le service des incendies possède trois casernes, dont celle du boulevard Bromont qui est devenue désuète au fil du temps.

Projet de construction d'une nouvelle caserne

La construction d'une nouvelle caserne des pompiers est dans les cartons à Bromont. Selon le scénario envisagé, elle remplacerait celle du boulevard Bromont, jugée désuète. Dans la foulée, la caserne du chemin Adamsville resterait ouverte tandis que celle de la rue du Ciel fermerait ses portes. Les élus ont amorcé une réflexion à ce sujet.
Le directeur du Service des incendies de Bromont, Brigham et Saint-Alphonse-de-Granby, Hugo Brière.
Le service des incendies veut de son côté s'assurer que si le projet va de l'avant, il sera admissible à une subvention gouvernementale et que la décision n'entraînera pas de conséquences quant aux services offerts aux autres municipalités. 
Présentement, le service des incendies qui dessert Bromont, Brigham et Saint-Alphonse-de-Granby possède trois casernes. Avec l'aide d'un consultant externe, le service a analysé ses besoins afin d'établir s'il devait toutes les conserver ou pouvait en regrouper.
L'exercice s'est avéré nécessaire en raison des travaux majeurs qui devront être réalisés à la caserne du boulevard Bromont pour la rendre conforme aux exigences en matière de santé et de sécurité pour les employés. «On devait analyser si on rénovait la caserne numéro un (boulevard Bromont) en investissant des sous ou si on regardait différentes opportunités», explique Hugo Brière, directeur du Service des incendies de Bromont, Brigham et Saint-Alphonse-de-Granby.
La bâtisse construite dans les années 60-70 est notamment trop petite. «C'était des véhicules incendies plus petits à l'époque, dit M. Brière. Avec les obligations que nous avons aujourd'hui, nous avons des véhicules plus gros. On a plus de personnel à transporter.» À titre d'exemple, les portières de deux véhicules ne peuvent pas être ouvertes en même temps sinon elles s'entrecroisent. 
Autre problème: la caserne du boulevard Bromont ne compte qu'une seule douche. La mise en place éventuelle de mesures pour prévenir l'exposition aux substances cancérigènes chez les pompiers pourrait exiger l'aménagement de plusieurs autres.   
«Si on renforce les exigences, il est fort probable qu'on exige des pompiers qu'ils prennent leur douche après une intervention pour ne pas transporter de contaminants à la maison», explique Hugo Brière.  
Deux casernes plutôt que trois
L'étude réalisée en 2016 a démontré que ce n'était pas une obligation de maintenir les trois casernes en activité. Les pompiers sont actuellement répartis principalement à deux emplacements, soit sur le boulevard Bromont et le chemin Adamsville. 
«On a fait l'évaluation des besoins du service et ça a démontré qu'à deux casernes, on serait tout aussi efficaces, sinon plus, parce qu'on pourrait centrer nos équipements à un endroit et au niveau de l'efficacité d'intervention, ce serait plus adéquat», explique le chef de la brigade. 
En ce moment, la caserne de la rue du Ciel sert uniquement au service administratif. Leur véhicule d'élévation y est aussi garé. 
Les élus ont entamé une réflexion dans ce dossier et devraient en discuter en séance de travail avant de donner le feu vert au service des incendies qui désire s'adresser au ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire pour vérifier l'admissibilité du projet de construction d'une caserne au Programme d'infrastructures Québec-municipalités (PIQM). La municipalité pourrait recevoir un financement qui couvrirait jusqu'à la moitié de la facture. 
Le service voudrait également obtenir l'autorisation de s'adresser à la MRC Brome-Missisquoi. Il veut ainsi s'assurer que si le projet va de l'avant - la construction d'une nouvelle caserne et la fermeture de celle de la rue du Ciel-, il n'y aura pas de conséquences en vertu de ses obligations au schéma de couverture de risques incendie ou auprès des municipalités à qui il offre des services.  
Si le projet de construction d'une nouvelle caserne se concrétise, elle serait située dans le même secteur que celle du boulevard Bromont, précise M. Brière. L'option de la reconstruire au même endroit est aussi envisagée. Si elle déménage, les locaux laissés vacants pourraient être utilisés par le service de police. «Depuis quelques années, ils rénovent par en dedans. En libérant cet espace, ils récupéraient des pieds carrés pour leurs besoins», souligne M. Brière. 
Même si la caserne de la rue du Ciel ferme, le détail d'intervention serait inchangé dans le secteur industriel, assure le directeur, étant donné que les pompiers partent déjà des casernes du chemin Adamsville ou du boulevard Bromont pour répondre aux appels.
Si la Ville n'est pas admissible à une subvention, elle pourrait opter pour la réalisation de travaux de réfection à la caserne. Les coûts pourraient se chiffrer à plusieurs centaines de milliers de dollars pour sa mise à niveau afin de répondre aux besoins actuels et futurs, indique M. Brière.