On voit à droite une partie du terrain où Bousada projette de construire ses bureaux.

Projet commercial près de la Maison Au Diapason: les négociations progressent

Les pourparlers vont bon train entre les dirigeants de la firme Bousada et ceux du Diapason. Seuls quelques points restent à éclaircir afin que l’entreprise de Lac-Brome puisse établir son quartier général à Bromont, à quelques pas de la maison de soins palliatifs.

« Nos inquiétudes sont dissipées aux trois quarts. Il y a plusieurs solutions sur la table. [...] Ce n’est pas le scénario idéal, mais on doit vivre avec », a indiqué la directrice générale de la Maison Au Diapason, Marie-Josée Filteau.

Le fait que la compagnie Bousada, spécialisée dans le couvre-plancher industriel et commercial, veuille s’implanter sur un terrain contigu à celui du Diapason préoccupe les dirigeants de l’organisation. Le sujet avait fait surface lors de la récente séance ordinaire du conseil. Les discussions qui ont eu lieu par la suite entre les deux parties ont permis de fixer certaines balises.


«  Nos inquiétudes sont dissipées aux trois quarts. Il y a plusieurs solutions sur la table.  »
Marie-Josée Filteau, DG de la Maison Au Diapason

En entrevue à La Voix de l’Est le 2 avril, le vice-président de Bousada, Sébastien Brisebois, avait voulu remettre les pendules à l’heure. « Nous ne sommes pas une entreprise de construction, avait-il tenu à préciser en entrevue. On n’a aucun équipement lourd ni machinerie. [...] On n’a pas de va-et-vient avec des flottes de camions. En fait, on aura près de 45 employés de bureau. On parle d’estimateurs, de coordonnateurs de projets, de gens aux ventes. Le bâtiment sera notre siège social. Il n’y aura pas de conteneurs extérieurs et nos camions seront même lavés à l’intérieur. » M. Brisebois n’a pas rappelé La Voix de l’Est mardi.

Les discussions devront toutefois reprendre rapidement pour en venir à un consensus. En fait, les élus devaient trancher lors de la récente séance ordinaire du conseil à propos de la demande de construction du bâtiment commercial de Bousada. Ils ont décidé de reporter le point à la rencontre prévue le 6 mai. Si tout se déroule rondement, les travaux seront lancés l’automne prochain.

Bruit et entreposage

Les deux principaux points au cœur des discussions sont le bruit et l’entreposage de matériel. Bien qu’il n’ait pas participé aux récents pourparlers entre les deux parties, le directeur général de Bromont, Éric Sévigny, se dit « rassuré » par rapport à ces deux sujets.

Parmi les exigences émises par la Ville, notons le fait qu’aucun entreposage extérieur n’est autorisé sur le terrain. De plus, « aucun véhicule à moteur de 4500 kg ou plus, véhicule de mise en forme du sol tel qu’une excavatrice, une pelle rétrocaveuse, un bouteur ou une remorque utilisée à des fins commerciales ou industrielles ne peut être stationné sur le terrain à l’exception des véhicules pour la livraison dans l’espace de manutention. » L’utilisation de haut-parleurs extérieurs est également proscrite.

« Le scénario le plus simple est que le Diapason accepte les mesures conditionnelles pour la réalisation du projet. En même temps, on veut que les deux parties se parlent pour mieux cohabiter », a fait valoir Éric Sévigny.

Selon Mme Filteau, le but premier de l’intervention de la direction du Diapason est d’être proactif pour « assurer la quiétude » à long terme de la Maison. « Si une entreprise s’installe ici et que c’est un bon voisin, ça va. Mais si dans 10 ans [la compagnie] déménage et qu’une autre arrive sans avoir les mêmes valeurs et engagements, a-t-elle dit, on pourrait se ramasser avec un lot de problèmes. [...] On veut avoir la tête tranquille. »

Pas question ici du phénomène « pas dans ma cour ». « Tout le monde est sensible à la cause du Diapason, a indiqué la directrice générale. Le dossier évolue bien. On ne veut pas retarder le projet [de Bousada]. C’est une entreprise qui veut s’implanter et amener beaucoup d’emplois. On ne peut pas être contre ça. On ne peut pas aliéner tout le monde. »