Le maire Louis Villeneuve a réitéré que le projet Arborescence «demeure très intéressant».

Projet Arborescence à Bromont: KnightsBridge doit retourner à la table à dessin

KnightsBridge, qui pilote le projet domiciliaire Arborescence à flanc de montagne à Bromont, a essuyé un revers lors de la séance du conseil, mardi. Les élus ont alors refusé les plans d’ensemble présentés par le promoteur, lui demandant d’apporter une série de correctifs.

En achetant le vaste site du défunt Club des Cantons, KnightsBridge se disait consciente de la sensibilité de la population concernant l’aménagement de l’endroit. L’entreprise montréalaise avait d’ailleurs tenu une consultation publique afin de présenter son projet aux citoyens. La Ville s’était toutefois engagée à encadrer de façon irréprochable chacune des étapes. Ainsi, plusieurs aspects du plan d’ensemble n’ont pas passé le test du règlement relatif aux plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA). 

Parmi les points qui achoppent, soulevés dans la résolution adoptée à l’unanimité par les élus, notons certaines «contraintes liées à la présence d’un milieu humide et d’un cours d’eau identifiés au rapport de caractérisation biologique».

«Le réseau de sentiers de la ville est un atout important, favorise les déplacements actifs et contribue au développement touristique de la ville. (...) il n’a pas encore été démontré que ce lien important puisse être conservé dans la planification du projet», peut-on également lire dans le document. On fait ici principalement référence aux pistes Divine et C-1. La révision de remblais et déblais est aussi réclamée par la Ville.

En fait, la firme montréalaise veut bâtir une cinquantaine d’unités dans la phase initiale. 

Message clair

«Ce n’est pas un désaveu du projet, qui demeure très intéressant, a souligné en entrevue le maire, Louis Villeneuve. En même temps, notre message au promoteur a été très clair. La Ville a un nouveau plan d’urbanisme qui a fait l’objet de trois consultations publiques. Il a donc été élaboré avec la contribution des citoyens. On sait où on veut aller avec le développement de Bromont. Les promoteurs doivent respecter les règles. Knightsbridge avait le droit de faire des demandes, mais c’est au conseil municipal de dire si l’ensemble des points est conforme à ce que l’on veut. Et c’est ce que l’on a fait en leur demandant de retourner à la table à dessin.» 

Une décision qui a fait sourire plusieurs personnes habitant dans le secteur, présents dans la salle du conseil mardi.

De son côté, le président et cofondateur de l’entreprise, Simon Gervais-Boyer, ne voit pas en ce refus un frein majeur à son projet. «C’est un terrain complexe. Il y a beaucoup de pentes. Mais ce que [la Ville] nous demande comme changements, c’est mineur. On parle entre autres de remblais et déblais. On a déjà trouvé des solutions. Il y a au moins 90% du chemin de fait», a-t-il indiqué en entrevue à La Voix de l’Est.

Ce dernier a dit ne pas entrevoir d’importantes répercussions sur l’échéancier prévu en raison des modifications à apporter au plan d’ensemble du projet. Le lancement des travaux était initialement prévu en septembre. Les infrastructures devaient être érigées vers la fin octobre ou le début novembre. Les habitations devaient suivre en mars, avait mentionné M. Gervais-Boyer en juillet dernier.