L’enveloppe budgétaire du nouveau programme de rénovation résidentielle a été doublée par le conseil municipal de Granby, à peine deux mois après l’entrée en vigueur du programme.

Programmes de subvention: plus d’argent sur la table à Granby

Deux mois après son entrée en vigueur, le nouveau programme de rénovation résidentielle est à ce point populaire que la Ville de Granby a doublé l’enveloppe budgétaire qui lui est consacrée, la faisant grimper à un million de dollars en 2019. Le programme de subvention pour attirer de nouveaux commerces dans les locaux vacants du centre-ville a aussi été revu à la hausse.

« Tous les programmes qu’on a lancés dernièrement fonctionnent au-delà des espérances », a déclaré le maire Pascal Bonin, lors de la dernière séance du conseil municipal. « Je pense qu’on met l’accent sur ce que les gens veulent », a-t-il ajouté en entrevue avec des médias locaux, au terme de la rencontre.

Le programme de rénovation résidentielle, lancé au début de l’année, suscite un engouement important.

« Dans les huit premières semaines, on avait pour 421 000 $ de demandes », relève le maire, tout en soulignant que le nombre de requêtes devrait par ailleurs s’accentuer au printemps, alors que la fièvre des rénovations pourrait gagner un nombre grandissant de citoyens.

Les élus ont senti que l’enveloppe de ce programme, qui fonctionne selon le principe du premier arrivé, premier servi, serait très vite épuisée. D’où sa bonification de 500 000 $ à 1 M $. Mais les fonds ne seront plus revus à la hausse en 2019. Si jamais la totalité du million de dollars est distribuée, les personnes intéressées à profiter de ce programme devront patienter jusqu’en 2020, prévient le maire.

Le programme vise exclusivement les résidences — d’un ou deux logements — construites depuis au moins 20 ans et ayant une valeur foncière maximale de 120 000 $ (valeur du terrain exclue). Les propriétaires peuvent obtenir une aide financière maximale de 10 000 $ par logement pour des travaux d’amélioration et de rénovation (électricité, plomberie, portes et fenêtres, charpente, chauffage, accessibilité universelle, etc.). Pas moins de 50 % des travaux admissibles peuvent être remboursés. La valeur des travaux doit toutefois être supérieure à 5000 $.

Dynamisme

Le programme adopté l’an dernier pour attirer de nouveaux commerces dans les locaux vacants du centre-ville a aussi vu son enveloppe budgétaire augmentée à 500 000 $ en début de semaine, alors qu’elle était initialement de 300 000 $.

À ce jour, quelque 238 000 $ ont été engagés pour des demandes traitées ou en analyse. Sept dossiers ont été acceptés, huit autres sont en traitement et un a été refusé, car l’usage souhaité pour le nouveau commerce n’était pas admissible, selon les données transmises.

La subvention accordée par la Ville est équivalente à une année de loyer pour un bail de trois ans et plus. Le conseil municipal a ainsi voulu donner un électrochoc au centre-ville, alors que d’importants travaux de revitalisation s’y déploieront au cours des prochaines années.

« Les locaux se remplissent. On a longtemps entendu des gens dire que le centre-ville est mort, mais on n’entend plus ça. Il y a un dynamisme qui est là », estime le maire Bonin.

Celui-ci calcule que le conseil municipal a su, avec ces programmes de subvention, « peser sur les bons boutons et les bons leviers ».

« Des fois, les villes, on s’essaie et ça ne marche pas. Là, c’est le contraire », dit le maire en relevant aussi la popularité du programme de subvention pour l’achat de vélos, adopté lui aussi l’an dernier.

Mine de rien, c’est toutefois pas moins de 700 000 $ que la Ville a injecté dans ces programmes lundi. Une somme qui n’était pas prévue au budget. « On est allés chercher de l’argent ailleurs », affirme Pascal Bonin.

Celui-ci réitère que l’administration municipale souhaite ainsi démontrer que la Ville est « différente » et qu’elle essaie de cette façon de « rendre la vie plus facile ou meilleure pour les gens ». « On n’est pas parfait partout. Loin de là. Mais pour nous, c’est important d’essayer de faire une différence dans la vie des gens. Et la rénovation, ça touche une fibre très importante. Il y a quelque chose de sacré dans le logement », conclut-il.