Frey Guevara voit d’un très bon œil l’annonce faite par le ministre Simon Jolin-Barrette en matière de francisation.

Programmes de francisation: « C’est très positif »

« C’est très positif. Il y a des gens qui terminent la francisation et qui ne sont pas capables d’aller travailler ou de continuer leurs études parce que leur niveau de français n’est pas assez bon. Ce n’est pas par manque de volonté. Alors je crois que ça pourra améliorer les choses. »

Le directeur de Solidarité ethnique régionale de la Yamaska, Frey Guevara, voit d’un très bon œil l’annonce faite vendredi par le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec, Simon Jolin-Barrette.

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Le défi rencontré par les villes d’accueil de réfugiés pris en charge par l’État, comme Granby, est de bien accompagner les allophones dans leur apprentissage du français, mais la tâche est loin d’être simple en région, souligne M. Guevara. Par le passé, la francisation était plus facile et les immigrants arrivaient à se trouver un emploi. « Dans les dernières années, c’était plus exigeant pour différentes raisons, comme parce que la langue d’origine de ces personnes est plus éloignée du français et parce que les programmes de francisation ne répondaient pas aux besoins de ces gens-là. »

Certaines langues, comme l’arabe, n’utilisent pas le même alphabet que le français et n’ont pas les mêmes racines. Les programmes de francisation n’en tenaient pas compte. De plus, il faut un minimum d’inscriptions avant d’ouvrir un cours de francisation. Il évoque qu’en région, cela peut donc prendre plusieurs mois avant que les membres d’une famille puissent apprendre les bases du français et se trouver un emploi.

« Ils se retrouvent isolés à cause de la barrière de la langue. L’embauche de nouveaux enseignants permettra d’ouvrir de nouveaux cours. »

Selon le directeur général de l’organisme, il faut prendre en compte l’origine des réfugiés, mais aussi leur vécu pour qu’ils puissent mieux s’intégrer et contribuer à leur société d’accueil.

Également, les incitatifs financiers permettront d’améliorer la qualité de vie de ces réfugiés pendant leurs études du français, croit-il.