Malgré ses problèmes financiers, l’école primaire Saint-Édouard, à Lac-Brome, maintient son Programme d’éducation internationale pour la prochaine année scolaire.

Programme international: statu quo à Saint-Édouard

À Lac-Brome, l’école primaire Saint-Édouard conserve son Programme d’éducation internationale (PEI), du moins pour la prochaine année scolaire.

Le conseil d’établissement (CE) de l’école du chemin Knowlton a voté en faveur du maintien de ce programme enrichi lors de sa dernière rencontre, lundi soir. Mais ce statu quo n’est pas permanent : « le tout sera évalué périodiquement », indique la directrice Lysanne Legault dans une lettre envoyée mardi aux parents.

« Il y a vraiment un enjeu financier et le CE le reconnaît, explique Paule-Andrée Bouvier, directrice des communications et des affaires corporatives à la commission scolaire du Val-des-Cerfs. Il y a un manque à gagner. »

À moyen terme, l’école Saint-Édouard doit amasser 23 000 $ afin de continuer à offrir ce programme très apprécié par la communauté. La tenue de collectes de fonds, la recherche de partenaires financiers et une plus grande participation financière de la Ville sont envisagées afin d’atteindre cet objectif.

Un comité de financement sera formé et la prochaine réévaluation du maintien du PEI se fera en décembre 2018. Il n’est pas exclu non plus que les frais facturés aux parents soient bientôt revus à la hausse, dit Mme Bouvier. Il en coûte présentement 180 $ pour chaque élève fréquentant l’école Saint-Édouard.

Soutien
Val-des-Cerfs est disposée à « soutenir la relance » de l’école primaire, mais ses moyens financiers sont limités, souligne le directeur général Éric Racine. Il pourrait s’agir d’un soutien à la direction ou d’une aide pour la formation des enseignants.

Le PEI implique des coûts supplémentaires afin de respecter le programme et d’assurer une formation continue des enseignants. La Ville de Lac-Brome veut aussi aider, mais elle est peu encline à délier davantage les cordons de sa bourse.

Le maire Richard Burcombe qualifie néanmoins le maintien du PEI de « bonne nouvelle ». « On est très heureux parce qu’on veut que le programme reste à Saint-Édouard, dit-il. On verra pour la suite des choses. »

Instauré pour relancer l’école qui perdait des élèves, Saint-Édouard offre le PEI depuis quatre ans.