Le directeur général du cégep, Yvan O'Connor, était accompagné de Richard Robert, enseignant et coordonnateur du département des Techniques industrielles et mécaniques au cégep, de Patrick St-Laurent, directeur général de Granby Industriel, et de Jo-Anne Dittmann, directrice du département santé et bien-être corporatif chez A7 Intégration, lors de la conférence de presse mercredi.

Programme de génie mécanique: l'heure est déjà aux inscriptions

L'heure est déjà aux inscriptions pour la prochaine session d'automne au Cégep de Granby, notamment pour le nouveau programme de Techniques de génie mécanique dont les cours se donneront, à terme, dans l'église Notre-Dame transformée en institut technologique.
Les employeurs sont déjà impatients d'embaucher les futurs diplômés de ce programme de trois ans, a indiqué mercredi l'enseignant et coordonnateur du département des Techniques industrielles et mécaniques au cégep, Richard Robert, en conférence de presse. 
« Ils nous envoient déjà leurs offres d'emploi, et de partout au Québec. » Dans la région de Granby, une quarantaine d'emplois sont présentement disponibles dans les industries. Certaines sont même prêtes à offrir des stages durant les études, a dit Patrick St-Laurent, directeur général de Granby Industriel. 
Québec a récemment donné son aval - et son aide financière - à ce cours dont rêvait le cégep depuis de nombreuses années. La Ville de Granby, qui est partenaire dans cette aventure de 10 M $, est aussi partenaire et s'est engagée à aménager l'église Notre-Dame en conséquence.
Le lieu de culte ne pourra toutefois accueillir des élèves qu'en 2018, a précisé le directeur général du Cégep de Granby, Yvan O'Connor. Ce n'est pas un problème puisque les deux premières sessions du programme sont constituées de cours plus théoriques qui seront donnés dans les locaux habituels du cégep et au Centre régional intégré de formation.
Ils formeront de plus un tronc commun avec le programme de génie industriel, ce qui permettra à d'éventuels indécis de changer de programme en cours de route, selon M. O'Connor.
Les mythes des techniques
La direction du Cégep de Granby a profité de l'occasion pour « démystifier » ses trois programmes de techniques physiques.
Prenant pour exemple un lave-vaisselle, Richard Robert a expliqué que pendant que le technologue en électronique industrielle sélectionne et programme les composantes électroniques, le technicien en génie mécanique, lui, choisit les matériaux, conçoit les mécaniques et s'assure de leur bonne performance. 
Finalement, le technologue en génie industriel s'occupe de la bonne marche globale, de la supervision du personnel et de l'aménagement du lieu de travail. 
Il s'agit d'emplois bien rémunérés et qui, contrairement à la croyance populaire, n'ont rien à voir avec le cliché de la manufacture malpropre, a dit Yvan O'Connor. « Ce sont les emplois du futur, la quatrième révolution industrielle », dit-il.
Les techniciens de génie mécanique sont « présents à toutes les étapes » chez A7 Intégration, a dit Jo-Anne Dittmann, directrice du département santé et bien-être corporatif chez cette entreprise granbyenne spécialisée en usinage. A7 Intégration embauchera une quinzaine d'employés dans ce domaine au cours des prochaines années.
« Ce qu'on veut, c'est que les jeunes embarquent, dit le maire de Granby, Pascal Bonin. On travaille pour que le cégep soit de plus en plus attractif. »