La Ville de Granby a octroyé un contrat à la SPA des Cantons pour la stérilisation des chats errants.

Programme CSR des chats errants: la SPA des Cantons obtient le contrat

Un mois seulement après que La Voix de l’Est ait révélé que la Ville de Granby avait mis une croix sur le programme de capture, stérilisation et relâche (CSR) des chats errants, le dossier a rebondi sur la table du conseil municipal, lundi. Les élus ont accordé un contrat d’un an à la SPA des Cantons pour réaliser un projet-pilote.

Puisque le précédent contrat — octroyé à la vétérinaire Anne-Marie Chassé, dont la clinique a été incendiée — n’a pas pu être respecté, la SPA des Cantons bénéficiera pour la première année « test » d’une enveloppe budgétaire réservée au programme CSR, d’un maximum de 15 000 $.

« En stérilisant les chats errants, le but est d’arrêter leur multiplication, a souligné le maire de Granby, Pascal Bonin. La deuxième chose c’est que, avec le temps, s’il y a un fort pourcentage de chats stérilisés, il va y avoir une décroissance des chats errants. »

La SPA travaillera en collaboration avec les Chatmoureux pour capturer les chats, et ce, dans des endroits clés. « Ils connaissent mieux les colonies que nous, a expliqué Carl Girard, directeur de la SPA des Cantons. Ils ont déjà un gros réseau de bénévoles et de familles d’accueil. On essaie de s’associer au monde de la place pour en faire le plus possible. Ça serait ridicule de travailler chacun de notre bord. »

Plusieurs détails restent à établir avant le début du contrat, fixé au 1er septembre. Chose certaine, la SPA mettra sa vétérinaire à contribution. Celle-ci est établie à Farnham. Des journées seront ciblées pour capturer les chats et limiter les déplacements routiers entre Granby et la clinique.

Un système d’identification permettra aussi de s’assurer que les chats soient relâchés où ils ont été trouvés. « Pour l’instant, c’est très embryonnaire, a reconnu M. Girard. Ça va être plus concret dans quelques semaines. »

Si le projet permet, à long terme, de diminuer la population de chats errants, le maire Bonin croit que les citoyens doivent néanmoins continuer de se responsabiliser. « La Ville ne palliera jamais la maltraitance et à l’imbécilité humaine de laisser les animaux derrière soi quand on quitte un appartement. La Ville ne remplacera pas le gros bon sens des citoyens. Un chat, ce n’est pas un jouet. »

Il rappelle par ailleurs que l’adoption d’un chat constitue un engagement de plusieurs années, voire de plus d’une décennie.

Pascal Bonin a lui-même adopté une chatte errante enceinte. Il a aussi gardé un de ses rejetons. Tous deux ont été opérés et vivent depuis avec sa famille. « Elle est la chatte la plus exceptionnelle que j’ai eue dans ma vie! »

Puisqu’elle était sauvage et qu’elle va encore à l’extérieur, la chatte requiert des soins vétérinaires que la famille paie sans rechigner, puisque cela fait partie du contrat d’avoir un animal de compagnie.