Jonathan Lafrenière-Milot

Procès en décembre pour Jonathan Lafrenière-Milot

Les circonstances entourant un meurtre commis à Granby en juillet 2018 seront bientôt exposées devant le tribunal.

Les avocats au dossier de Jonathan Lafrenière-Milot ont fixé les dates du procès que l’accusé de 29 ans devra subir.

En accord avec la défense et la poursuite, jeudi, au palais de justice de Granby, le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, a réservé la deuxième semaine de décembre ainsi que deux journées supplémentaires pour ces audiences.

Pas moins de 13 témoins policiers doivent être appelés à la barre, accompagnés de huit témoins civils. La poursuite entend aussi déposer une preuve de crime similaire commis dans le passé par l’accusé. Du côté de la défense, on évoque la légitime défense et un possible complot pour vol qualifié.

On reproche à M. Lafrenière-Milot d’avoir mis fin aux jours de Cédric Dupuis-Skinner, 20 ans, lors d’une attaque à l’arme blanche survenue durant la nuit du 28 juillet dernier. Le crime s’est déroulé rue Authier.

Le trafic de drogue et de possibles liens avec le crime organisé semblent être au cœur de cette agression. L’accusé fait aussi face à des accusations de trafic de stupéfiants et de non-respect de sa probation. 

Crime similaire

Au moment de son arrestation, trois jours après le meurtre, il devait garder la paix et éviter toute incartade à la suite d’infractions commises en 2016 à Saint-Hyacinthe. M. Lafrenière-Milot avait alors participé à une agression armée dans un immeuble, où quatre personnes avaient été blessées.

Il avait ensuite écopé d’accusations de vol qualifié, d’extorsion, d’agression armée, de voies de fait et de menace, des frasques qui pourraient être utilisées contre lui à son procès.

Là aussi, la vente de drogue était le mobile de l’attaque, et le jeune homme au dossier criminel déjà fourni avait écopé de 30 mois de prison.

La victime dans le présent dossier était elle aussi connue des policiers. Cédric Dupuis-Skinner s’affichait ouvertement sur internet en tant que sympathisant des Hell’s Angels. 

Il était le fils de Richard Skinner, condamné à 31 mois de prison, l’an dernier, pour sa participation à un réseau de trafic de drogue. Arrêté dans le cadre de l’opération Muraille en 2016, M. Skinner était réputé contrôler la vente de stupéfiant dans la région de Cowansville.

Jonathan Lafrenière-Milot a renoncé à être remis en liberté ainsi qu’à son enquête préliminaire ; il suivra donc son procès à partir du box des accusés, détenu. Il est représenté par Me Rémi Cournoyer-Quintal tandis que Me Karine Guay, du bureau de la Couronne à Granby, s’occupe de la poursuite.