Accompagné de ses parents, dont son père (à droite), le Granbyen Marco Chevalier a écouté les témoignages de trois de ses victimes, hier.

Procès du prédateur sexuel Marco Chevalier : trois victimes racontent leurs supplices

Pour assouvir ses bas instincts, Marco Chevalier recrutait principalement des femmes dans la rue Saint-Catherine, à Montréal. Il les faisait monter dans son camion, les frappait, en abusait puis les abandonnait sur des chemins isolés de la Montérégie. En se vantant d'être membre des Hells Angels pour les enjoindre au silence.
Mais l'une de ses victimes a été une adolescente de 16 ans rencontrée dans le lobby d'un hôtel granbyen. Après lui avoir fait miroiter un emploi dans son entreprise, le Garage de l'Estrie, aujourd'hui fermé, l'homme obèse de 43 ans l'a leurrée dans son logement attenant au commerce pour exiger, d'un ton ferme, des faveurs sexuelles.
«Je me sentais mal à l'aise, obligée, a indiqué la jeune femme maintenant âgée de 21 ans au tribunal, hier, à l'occasion des plaidoiries sur la peine. À cause de sa corpulence, et il me paraissait quand même assez violent. Je me suis exécutée. Il essayait de m'embrasser. Je ne voulais pas. J'ai eu envie de pleurer, mais je me suis retenue.»
Il a ensuite exigé lui rendre la pareille. «Il voulait avoir l'expérience d'une fille plus jeune, dit-elle. Après, il m'a demandé de ne pas en glisser un mot à ma mère.»
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