La Couronne, représentée notamment par Me Émilie Baril-Côté, soutient qu'un des accusés a commandé le meurtre et s’est débarrassé du corps et de la voiture de la victime avec l’aide d'un des deux autres accusés.
La Couronne, représentée notamment par Me Émilie Baril-Côté, soutient qu'un des accusés a commandé le meurtre et s’est débarrassé du corps et de la voiture de la victime avec l’aide d'un des deux autres accusés.

Procès de Stéphane Blanchard : accusé malade, audiences ajournées

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Les audiences se sont terminées abruptement, mardi, au procès de l’un des trois hommes accusés du meurtre prémédité du Granbyen Jacques Choquette, un crime commis en 2016.

Victime d’une infection contractée en détention, Stéphane Blanchard était trop mal en point pour continuer d’assister aux témoignages.

L’accusé de 38 ans «n’est pas en état de continuer et d’avoir la concentration nécessaire pour suivre les débats», a indiqué au jury le juge André Vincent, de la Cour supérieure, en fin d’avant-midi.

«C’est important qu’il soit attentif pour avertir son avocat de quoi que ce soit.»

M. Blanchard réagissait à un antibiotique qui lui a été administré après que l’abcès causé par son infection ait été crevé, a précisé le juge.

Le procès doit reprendre mercredi au palais de justice de Granby. Le juge Vincent a d’ailleurs informé les 13 membres du jury que la preuve de la poursuite serait «probablement» close en début de semaine prochaine, et qu’il ne resterait «peut-être» que deux semaines d’audiences pour cette cause au lieu des cinq prévues au départ.

L’accusé de 38 ans «n’est pas en état de continuer et d’avoir la concentration nécessaire pour suivre les débats», a indiqué le juge André Vincent, de la Cour supérieure.

«Le procès se déroule rondement», a-t-il dit.

Contre-interrogatoire

Cinq témoins ont défilé à la barre, lundi, soit la veuve de la victime, un technologue en géomatique, deux sergents-enquêteurs et une amie de l’accusé, Nathalie Blanchard.

Celle-ci a été contre-interrogée par la défense, mardi. Elle a indiqué qu’il lui est arrivé d’aider Stéphane Blanchard, avec qui elle n’a pas de lien de parenté, à tailler du cannabis. Une culture de cette drogue était installée au sous-sol de la résidence qu’il louait à Waterloo.

Son propriétaire était l'un des deux autres accusés du meurtre de Jacques Choquette. Ceux-ci doivent respectivement subir leur procès en janvier et février prochain.

L'un d'eux était l’ex-ami de coeur de Mme Blanchard, qui a réitéré que son ancien conjoint paraissait nerveux dans la nuit du 3 au 4 novembre 2016.

Selon l’acte d’accusation, l’entrepreneur en construction Jacques Choquette, 51 ans, a été tué le 3 novembre 2016.

La Couronne, représentée par Me Émilie Baril-Côté et Me Gabrielle Cloutier, soutient que c'est l'un des accusés qui a commandé le meurtre et s’est débarrassé du corps et de la voiture de la victime, aidé d'un autre accusé.

Quant à Stéphane Blanchard, il aurait été recruté pour tuer M. Choquette, qu’il ne connaissait pas, à coup d’arme à feu contre 5000 $ de cannabis. Nathalie Blanchard a déclaré que l’accusé lui a confessé sa participation au crime.

L’argent pourrait être le mobile du meurtre, un chèque de 30 000 $ remis par la victime à l'un des accusés ayant été déposé en preuve, tout comme un échange des textos illustrant que M. Choquette avait «besoin de $$$».